Almanach royal année 1756

Prix : 7 500 €

L’Almanach royal de 1756 décoré, mosaïqué, aux armoiries aquarellées sous mica du Comte de Saint Florentin, Duc de la Vrillière (1705-1777), promu Garde des Sceaux de Louis XV en cette même année 1756.

Provenances : Hans Furstenberg ; Otto Schäfer.

In-8 plein maroquin citron, large dentelle dorée ornant les plats, armoiries aquarellées en vert et bleu sous mica au centre ceintes d’une roulette en maroquin mosaïqué rouge, dos lisse orné de pièces d’armes, coupes décorées, roulette intérieure, doublure et gardes de tabis rose, tranches dorées. Reliure décorée, mosaïquée et aquarellée de l’époque.

211 x 132 mm.

Almanach Royal, année Bissextile M.DCC.LVI (1756), contenant les Naissances des Princes et Princesses de l’Europe. Les Archevêques, Évêques, Cardinaux, et Abbez commandataires. Les Maréchaux de France… les Trésoriers des Deniers royaux, les Payeurs des Rentes et leurs contrôleurs, la Compagnie des Indes, etc.
Paris, Le Breton.

L’Almanach décoré, mosaïqué et orné des armoiries aquarellées sous mica du Comte de Saint Florentin, duc de la Vrillière (1705-1777).

« Prenez ce même Almanach de 1756, vous y trouverez, en plus de tous les hauts et puissants Seigneurs qui figurent sur le titre, les hôpitaux, l’Hôpital des Petites Maisons avec son amusante nomenclature (il renferme, dit la notice, quatre objets : « le premier, ce sont les quatre cens vieilles gens qui y sont reçus ; le second, les insensez ; le troisième, les malades de la maladie vénérienne qui y sont pansez ; le quatrième, ceux affligez de la teigne qui y sont guériz ») ; - les Tontines depuis celle de 1689 avec toutes ses héritières, 1696, 1709, 1733, 1734, les deux de 1743, 1744 ; - la liste complète des secrétaires du Roi depuis 1702 ; - les banquiers « pour les traites et remises de place en place » (à observer que beaucoup déjà sont suisses ou hollandais) ; - les Censeurs Royaux, personnages d’importance et de nombre qui sont nommés pour la théologie, la jurisprudence, l’histoire naturelle, la médecine et chimie, la chirurgie, les mathématiques, les belles-lettres et l’histoire, la géographie, la navigation et les voyages, les estampes, et atteignent au chiffre de 105 ; - les Académies du Roy pour l’éducation des gentilshommes ; - les experts jurés créés par édit de 1690 ; - les bibliothèques ; - les Médecins de la Faculté de Paris, du Roi (bon nombre sont de la Faculté de Montpellier), de la Reine, de M. le Dauphin, de Mme la Dauphine, du Grand Conseil de la Cour, du Parlement, les Médecins et chirurgiens du Roi au Châtelet, les Médecins et Chirurgiens du roi dans chaque département (militaire) ; - les Chirurgiens, les Maistres en l’art et science de chirurgie de la ville de Paris, depuis 1696, les Apothicaires depuis 1703.

Est-ce tout ? Non, voici encore : « Les Pompes du Roy, publiques, pour remédier aux incendies, sans que le Public soit tenu de rien payer, » et les « Guides pour les Cérémonies à observer dans la réception de quelque charge ou emploi que ce soir Robe ou Épée. »

Des indicateurs de maintien.
Et l’Almanach Royal contient encore quelques renseignements curieux.

Sur les agents de change : « Les agens de change s’assemblent tous les jours ouvrables vers le midy à la place de change, joignant la conciergerie du Palais. Le public peut s’adresser à leur clerc qui y demeure, pour faire avertir lesdits Messieurs des billets perdus, lettres de change ou autres billets négociables. »

« Louis Phélypeaux, IVè du nom, comte de Saint-Florentin, marquis, puis duc de la Vrillière, marquis de Châteauneuf-sur-Loire, fils de Louis III, marquis de la Vrillière, secrétaire d’État, et de Françoise de Mailly, duchesse de Mazarin, dame d’atours de la reine, naquit le 18 août 1705.

Il fut nommé secrétaire d’État et de commandements et finances du roi en survivance de son père le 17 février 1723, entra en fonctions à la mort de ce dernier en septembre 1725 et fut chargé des affaires de la religion réformée, de la maison du roi et de Paris. Pourvu de la charge de commandeur et secrétaire des ordres du Roi le 3 août 1736, élu membre honoraire de l’Académie des sciences en 1740, le comte de Saint-Florentin fut nommé chancelier de la reine le 17 février 1743, ministre d’État le 15 août 1751, commandeur, chancelier, garde des sceaux et surintendant des finances des ordres du roi le 27 juin 1756, membre honoraire de l’Académie des belles-lettres en février 1757, administrateur général de l’ordre du Mont-Carmel et de Saint-Lazare en juillet 1757, puis grand-maître de cet ordre le 18 mai 1758 et enfin créé duc de la Vrillière en 1770, époque à laquelle il cessa de porter le titre de comte de Saint-Florentin ; il se montra l’adversaire déclaré des protestants et de Choiseul, à qui il succéda par intérim au ministère des affaires étrangères de décembre 1770 à juin 1771. Son immense impopularité le força de donner sa démission et de se défaire de toutes ses charges en juillet 1775, peu après l’avènement de Louis XVI. Il mourut à Paris le 27 février 1777, sans laisser de postérité d’Amélie-Ernestine de Platen qu’il avait épousée le 10 mai 1724. »

Provenances : Comte de Saint-Florentin (1705-1777) ; Hans Furstenberg au château de Beaumesnil ; Otto Schäfer (7 décembre 1995, n° 4).