Le vrai patineur

Garcin, Jean
Paris, Delespinasse, Delaunay, Nepveu, 1813.
Prix : 4 500 €

Rare édition originale du premier ouvrage français consacré au patinage sur glace.

Très bel exemplaire, l’un des rares connus avec les planches en couleur, conservé broché, à toutes marges, dans sa brochure d’attente.

In-12 de 1 frontispice, XXIV et 93 pp., 7 planches ; broché, exemplaire non rogné, petite tache marginale à qq ff. Couverture d’attente.

180 x 105 mm.

Garcin, Jean. Le Vrai Patineur ou principes sur l’art de patiner avec grâce. Précédé de réflexions et de remarques critiques sur la manière de quelques Patineurs inélégans, ainsi que sur les différentes formes de Patins, le choix que l’on doit en faire, et les variations dont cette chaussure est susceptible ; le tout orné de gravures…
Paris, Delespinasse, Delaunay, Nepveu, 1813.

Rare édition originale du premier ouvrage français consacré àu patinage sur glace. 

Dédiée à Melle Gosselin aînée, première danseuse de l’Académie Impériale de Musique, elle est illustrée d’un frontispice gravé par Ambroise Tardieu et de 7 planches non signées représentant les principales attitudes du patineur.

A la fin du XVIIIe siècle, les hivers rigoureux permettent la pratique du patinage sur glace à Paris. Ainsi, les étangs de la Glacière et le bassin de la Villette sont régulièrement gelés. Les patineurs investissent alors les lieux pour goûter aux joies de la vitesse ou pour réaliser les figures les plus esthétiques. Parmi eux, un groupe d’esthètes du patinage : les gilets rouges dont fait partie Jean Garcin.

Ces virtuoses sont facilement reconnaissables. Ils arborent un costume spécial : un casque à visière surmonté d’un élément carré, un pantalon collant bleu relevé au-dessus de la chaussure, un gilet rouge vif à brandebourgs bordé de fourrure. En outre, le Chevalier de Saint-Georges est l’un des patineurs sur glace les plus réputés de l’époque. C’est un musicien et un sportif surdoué, connu dans le gotha parisien.

Le français Jean Garcin fut l’un de ces personnage. Il patina sur glace sous le Premier Empire et la Restauration. Les badauds le voyait alors arpenter le canal de l’Arsenal à Paris.

Il est décrit comme : « Un fameux patineur, haut de taille, bien bâti, le gilet-rouge de l’époque ».

Dans son ouvrage, il faisait notamment l’éloge du patinage sur glace. En outre, bien plus qu’un ouvrage pédagogique, il y décrivait la façon d’être et de se comporter d’un patineur sur glace digne de ce nom. Il y explique aussi les principes de fixation des patins aux pieds, les postures que le patineur doit adopter dans chacun de ses gestes, les mauvaises habitudes qu’il doit éviter, un véritable traité de savoir-patiner pour gentilhomme !

Son traité pose les premières bases du patinage dit « artistique » : « Il apprendra dans ses principes à connaître tous le spas dont on se sert pour patiner ; à les enchaîner les uns avec les autres ; à les exécuter gracieusement, à se précautionner contre certains défauts que l’on pourrait contracter en les étudiant, et surtout à vaincre de bonne heure des difficultés qui paraissent insurmontables, et qui ne le sont, à vrai dire, que faute d’avoir un guide pour nous prouver le contraire en nous aplanissant »

L’ouvrage se termine par un vocabulaire des mots techniques de l’art du patin.

Très bel exemplaire, à toutes marges, l’un des rares connus avec les planches en couleur, conservé dans sa brochure d’attente.