D’Avoust, L’Enfer ridicule, 1690.

D’Avoust, L’Enfer ridicule, 1690.

 

Manuscrit autographe dédié et offert par l’auteur au marquis de Louvois,

« écrit avec beaucoup d’agrément et offr[ant] des scènes amusantes. L’idée est prise dans les « Dialogues » de Lucien » (Soleinne).

 

L’exemplaire de dédicace aux armes de François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois (1641-1691).

 

Des bibliothèques du marquis de Louvois, Soleinne et Mouravit, avec ex-libris.

 

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D’Avoust. L’Enfer ridicule tragédie satyrique.

1690.

 

In-4 de (57) ff.

Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs orné de fleurons et pièces d’armes dorés, coupes ornées, roulette intérieure dorée, tranches dorées.

Reliure de l’époque.

 

248 X 178 mm.

 

Manuscrit autographe d’une rareté insigne, apparemment l’unique, d’une pièce composée pendant les campagnes de 1689, sur les bords du Rhin, par d’Avoust, capitaine au régiment de Navarre, dédiée au marquis de Louvois.

 

Cet ouvrage inconnu à l’ensemble des bibliographes semble n’avoir jamais été publié.

L’exemplaire de dédicace.

Catalogue Soleinne, II, n°1515 ; Catalogue Méon, n°2246.

 

« Cette pièce ne se trouve point dans la Bibliothèque du Théâtre François de la Vallière. » (Méon).

« Elle est écrite avec beaucoup d’agrément et offre des scènes amusantes. L’idée est prise dans les « Dialogues » de Lucien ». (Soleinne).

 

Cette pièce offre de nombreuses scènes amusantes et met en scène des dieux et des héros historiques aux Champs Elysées.

L’auteur fait précéder la pièce d’une longue préface dans laquelle il explique l’appellation de « tragédie satyrique » qu’il a choisie : « Le titre de cette pièce demande nécessairement une préface… La Tragédie satyrique est un poème composé de la Tragédie et de la Comédie : de caractères tragiques et de caractères satyriques ou burlesques… Dans la pièce que je donne tous les personnages sont pour la plupart des Dieux ou des héros. Il est vrai que les Dieux n’y agissent pas d’une manière convenable à la grandeur de leur condition. Pluton s’y emporte contre le destin de la même manière qu’un bourgeois… cette pièce et également mêlée de héros et de satyres, c’est-à-dire de personnages burlesques… »

 

Cette pièce est écrite alors que la campagne de 1689 fait rage sur les bords du Rhin.

Au printemps 1689, Louis XIV, pressé par son ministre Louvois, donne l’ordre de mettre à sac le Palatinat pour assurer une « défensive sur le Rhin ». Cette décision est considérée comme l’une des plus graves erreurs stratégiques du roi de France puisque la plupart des princes allemands se rallieront à la bannière du Saint-Empire Habsbourg et renforceront par la même occasion le parti anti-français en Europe.

En détruisant le Palatinat, Louis XIV monte l’opinion allemande contre lui.

Pierre Jurieu écrira : « Les Français passaient autrefois pour une nation honnête, humaine, civile, d’un esprit opposé aux barbaries ; mais aujourd’hui un français et un cannibale, c’est à peu près la même chose dans l’esprit des voisins ».

Voltaire, se lamentera lui aussi : « C’était pour la seconde fois que ce beau pays était désolé sous Louis XIV; mais les flammes dont Turenne avait brûlé deux villes et vingt villages du Palatinat n’étaient que des étincelles, en comparaison de ce dernier incendie. L’Europe en eut horreur. Les officiers qui l’exécutèrent étaient honteux d’être les instruments de ces duretés […] Si le roi avait été témoin de ce spectacle, il aurait lui-même éteint les flammes. Les nations, qui jusque-là n’avaient blâmé que son ambition en l’admirant, crièrent alors contre sa dureté et blâmèrent même sa politique: car, si les ennemis avaient pénétré dans ses États, comme lui chez les ennemis, ils eussent mis ses villes en cendres. Ce danger était à craindre: Louis, en couvrant ses frontières de cent mille soldats, avait appris à l’Allemagne à faire de pareils efforts. ».

 

Précieux exemplaire conservé dans sa reliure en maroquin rouge de l’époque aux armes de François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois (1641-1691).

« François-Michel Le Tellier (1641-1691), fils de Michel le Tellier chancelier de France, conseiller au parlement de Metz, obtint en 1655 la survivance de la charge de ministre et secrétaire d’Etat.

Secrétaire d’Etat à la guerre en 1666, il devint surintendant général des postes en 1668, chancelier et commandeur des ordres du Roi en 1671, ministre d’Etat en 1672, grand veneur, vicaire général de l’ordre de saint-Lazare et du mont Carmel en 1673 et surintendant des bâtiments, arts, manufactures et commerce de France en 1684.

L’administration de Louvois fut des plus remarquables et assura à la France la suprématie militaire, mais sa dureté et son ambition provoquèrent plusieurs guerres inutiles et la Révocation de l’Edit de Nantes. » (O. Hermal, pl. 1755 et 776).

 

Nos recherches ne nous ont permis de localiser aucun exemplaire de cette tragédie.

 

Provenance : Bibliothèques François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois (1641-1691), Soleinne (1843, n°1515) et Mouravit, avec mention manuscrite et cachet de biblitohèque.

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