L'Ordre naturel et essentiel des Sociétés Politiques.
Rare édition originale de « l’exposé le plus complet de la doctrine physiocratique » (Adam Smith).
L’ouvrage réussit à enthousiasmer Diderot pour la physiocratie.
Le précieux exemplaire du maréchal Soubise, « ami intime et sincère de Louis XV et bibliophile émérite » conservé dans sa fine reliure au dos orné de pièce d’armes.
In-4 de (1) f., VII pp., (1) p., 511 pp.
Veau fauve, dos à nerfs orné de double filet et pièces d’armes dorés, double filet or sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque.
252 X 196 mm.
Lemercier de la Rivière, Pierre-Paul. L’ordre naturel et essentiel des sociétés politiques.
Londres, Jean Nourse, 1767.
Rare édition originale de « l’exposé le plus complet de la doctrine physiocratique » (Adam Smith).
Goldsmiths, 10269 ; Higgs, 3979 ; Kress, 6475 ; Leblanc, De Thomas More à Chaptal, 1961, N°94 ; INED, N°2791. Schumpeter, p. 225 “the second textbook of Physiocrat orthodoxy”.
“The best and clearest exposition of physiocratic doctrine. The first edition”
(Books that made Europe, 158).
Première représentation dogmatique de la doctrine physiocratique, cet important traité rédigé sous l'inspiration de Quesnay réussit à enthousiasmer Diderot pour la physiocratie : « Il est le premier qui m'ait éclairé, qui m'ait instruit. Il est le seul qui m'ait donné des idées claires, nettes et vraies du commerce tant intérieur qu'extérieur, et de la nature du commerce en général ».
Dupont de Nemours qualifiera ce livre « d'ouvrage sublime ».
C'est en partie contre L’Ordre naturel que Voltaire écrivit L'Homme aux quarante écus.
L’ouvrage valut à son auteur un tel succès que Lemercier de La Rivière fut appelé à Saint-Pétersbourg auprès de Catherine II.
« M. le prince Galitzin me mande que le livre intitulé L’Ordre essentiel… est fort au-dessus de Montesquieu… » (Voltaire, Lettre à Damilaville, 8 août 1767).
« Ce livre excellent garde dans sa logique, à la fois éloquente et serrée, l’ordre même qu’il expose à ses lecteurs… Je m’estimerais bien heureux si je pouvais présenter ici dignement une ide nette et rapide des principales vérités dont la chaîne, découverte par le docteur Quesnay, est si supérieurement et si clairement développée dans ce livre sublime » (Dupont de Nemours).
« En juillet 1767, Le Mercier de la Rivière publia son Ordre naturel et essentiel des sociétés politiques, qui était comme la suite et le développement du Despotisme. L’Ordre naturel avait été rédigé sous les yeux de Quesnay, Mirabeau assurait avoir vu Le Mercier « travailler six semaines entières dans l’entresol du docteur, fondre et refondre son ouvrage ». L’ouvrage eut un grand retentissement, surtout grâce à l’enthousiasme de Diderot. Quand Le Mercier fut appelé par Catherine de Russie pour l’aider à confectionner un nouveau code des lois, Diderot écrivit à Falconnet : « lorsque l’impératrice aura cet homme-là et de quoi serviraient les Quesnay, les Mirabeau, les de Voltaire, les d’Alembert, les Diderot ? A rien, mon ami, à rien » (Quesnay, Œuvres économiques complètes, I, 1393).
« C’est le plus habile interprète du système économiste, le vulgarisateur par excellence des idées de Quesnay » (Blanqui, I, 397).
Le Mercier de la Rivière (1719-1794), fut conseiller au Parlement de Paris et intendant de la Martinique.
“The role of Mercier de la Rivière was extremely important in supplementing the work of Quesnay and Mirabeau with a systematic treatise on the principles that would enable the school to live up to its claims.
L’Ordre naturel et essential des sociétés politiques was considered by Smith the best and clearest statement of physiocratic doctrines” (Books that made Europe).
Précieux exemplaire conservé dans sa fine reliure de l’époque au dos orné de pièces d’armes couronnées.
« Charles de Rohan, prince de Soubise et d’Epinoy, duc de Rohan-Rohan et de Ventadour (1715-1787) entra à 16 ans dans les mousquetaires ; il fut créé maréchal de France en 1758 et nommé ministre d’Etat en 1759. Ami intime et sincère de Louis XV, toujours du parti de toutes les favorites, notamment de Madame de Pompadour, Soubise fut un bibliophile émérite qui acheta des ouvrages remarquables par leur intérêt, leur rareté et leur valeur. Les livres du maréchal de Soubise étaient reliés pour la plupart en veau fauve, sans armes, ornés simplement de macles et de mouchetures d’hermine couronnées, frappées alternativement entre les nervures du dos » (O. Hermal, Pl 2034).



