Théorie de l'impôt
Édition originale de la Théorie de l’impôt de Mirabeau.
« Mirabeau y développe les principes de la nouvelle école avec un franc-parler qui lui attira de nombreux suffrages et le fit emprisonner » (INED).
Bel exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.
In-4 de VIII et 336 pp.
Veau marbré, triple filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs orné de double filet et fleurons dorés, pièce de titre en maroquin rouge, coupes décorées, tranches rouges, infime travail de ver marginal sans atteinte au texte Reliure de l’époque.
255 x 193 mm.
Mirabeau, Victor de Riquetti, marquis de. Théorie de l’impôt.
S. l. n. d., 1760.
Très rare édition originale de ce texte de Mirabeau, l’un des plus importants ouvrages économiques et financiers de l’Ancien Régime.
Goldsmiths, 9602 ; Kress, 5883 ; Einaudi, 3946 ; Tchemerzine, IV, 751 ; INED, 3209 ; Paul Jammes, « Le Bûcher bibliographique », n° 568 ; Belin, « Le Mouvement philosophique », p. 186.
« Ouvrage considéré par l’auteur comme son chef-d’œuvre. Il fut accueilli avec un tel succès que l’on ne compte pas loin de six éditions in-12 de 1761 » (Tchemerzine).
« Mirabeau y développe les principes de la nouvelle école avec un franc-parler qui lui attira de nombreux suffrages et le fit emprisonner. Il s'élève notamment contre les fermiers généraux, fait une critique sévère du régime fiscal alors en vigueur, et énonce trois conditions nécessaires à une judicieuse imposition » (INED).
Higgs notes that the book is “of real importance in the history of financial theory” (The Physiocrats, p. 57).
Il s'agit de la première œuvre vraiment personnelle du Marquis de Mirabeau depuis sa conversion à la doctrine physiocratique. Composée avec la collaboration de Quesnay, la Théorie de l'impôt contribua à imposer les idées du courant physiocratique, dont elle est l'un des plus illustres fleurons.
Cet écrit philanthropique est divisé en neuf entretiens traitant de la contribution, de la rétribution, de l'impôt pécuniaire, du commerce et de l'industrie, de la régie intérieure, des revenus de la Nation, de la suppression de l'imposition excessive et de la répartition de la recette de l'impôt.
« Mirabeau, qui avait fait la connaissance de Quesnay, vers 1758, et qui était aussitôt devenu son disciple dévoué et même fanatique, écrivait, en 1761, sous son inspiration, la "Théorie de l'impôt". Il y posait les principes de la liberté absolue du commerce, du consentement de l'impôt, de la création d'un impôt unique et portant sur le produit net du sol, c'est-à-dire sur le revenu foncier ; il recommandait la suppression des droits d'entrée et des fermes générales comme le seul moyen d'éviter la banqueroute, qu'il prévoyait imminente. Six jours après la publication du livre qui avait le plus grand succès, Mirabeau était conduit à Vincennes. Il y resta huit jours ; on interdit à l'imprimeur Hérissant d'exercer son métier pendant deux mois et divers autres libraires et colporteurs furent arrêtés » (Belin).
Partisan d'une révolution fiscale fondée sur un impôt universel et proportionnel, Mirabeau critique le système fiscal d'Ancien Régime.
Bel exemplaire, grand de marges, conservé dans son élégante reliure de l’époque.



