Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations

Smith, Adam
Londres et Paris, chez Duplain, 1788.

« L'excellent ouvrage de M. Smith qui est à la science de l'économie publique, ce que l'Esprit des lois est à la science du gouvernement politique et civil » (Rœderer, 1787, p. 26).

Le superbe exemplaire en maroquin d’époque du maréchal de Mac Mahon (1808-1893), provenance rarissime, avec son ex-libris armorié.

2 volumes in-8 de 2 ff., IV pp., 503 pp., 3 pp., 2 ff., 496 pp.
Maroquin rouge, filets dorés encadrant les plats, fleurons dorés aux angles, dos lisse finement ornés, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure en maroquin de l’époque.

196 x 125 mm.

Smith, Adam (1723-1790). Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, trad. de l’anglais.
Londres et Paris, chez Duplain, 1788.

Première édition in-8 en français de ce texte fondateur.

L’un des seuls exemplaires répertoriés sur le marché conservé dans son élégant maroquin de l’époque.

Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (en anglais, An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations), ou plus simplement la Richesse des nations, est le plus célèbre ouvrage d’Adam Smith. Publié en 1776, c’est le premier livre moderne d’économie. Smith y expose son analyse sur l’origine de la prospérité récente de certains pays, comme l’Angleterre ou les Pays-Bas. Il développe des théories économiques sur la division du travail, le marché, la monnaie, la nature de la richesse, le « prix des marchandises en travail », les salaires, les profits et l’accumulation du capital. Il examine différents systèmes d’économie politique, en particulier le mercantilisme et la physiocratie. Il développe aussi l’idée d’un ordre naturel, le « système de liberté naturelle », résultant de l’intérêt individuel se résolvant en intérêt général par le jeu de la libre entreprise, de la libre concurrence et de la liberté des échanges.

La Richesse des nations reste à ce jour un des ouvrages les plus importants de cette discipline (pour Amartya Sen, « le plus grand livre jamais écrit sur la vie économique »). Il est le document fondateur de la théorie classique en économie et, selon certains, du libéralisme économique.

L’auteur : Adam Smith (5 juin 1723 - 17 juillet 1790) est un philosophe et économiste écossais des Lumières. Il reste dans l'histoire comme le père des sciences économiques modernes dont l’œuvre principale, publiée en 1776, La Richesse des Nations, est un des textes fondateurs du libéralisme économique. Professeur de philosophie morale à l'université de Glasgow, il consacre dix années de sa vie à ce texte qui inspire les grands économistes suivants, ceux que Karl Marx appellera les « classiques » et qui poseront les grands principes du libéralisme économique.

Rare early French translation of Adam Smith’s political and economis classic, the « Wealth of Nations ». Translated by Blavet.
The present edition constitutes the third reprint of the second French translation. The second French translation was done by Blavet and is the first translation into French of which the translator and publisher are known.
The reprint of Blavet's version appeared at Yverdon in 1781 in 6 volumes 12mo, and at Paris in the same year in 3 volumes 12mo, and again at London and Paris in 1788 in 2 volumes 8vo [the present edition], and revised and corrected, with Blavet's name as translator, at Paris An, ix (1800-01) in 4 volumes 8vo.

Superbe exemplaire, l’un des seuls répertoriés conservé dans son élégant maroquin de l’époque provenant de la bibliothèque du maréchal de Mac Mahon, provenance rarissime, avec son superbe ex-libris.

Marie-Edme-Patrice-Maurice de Mac Mahon, duc de Magenta, fils de Maurice-François, seigneur d’Eguilly, de Sivry, de Voudenay, baron de sully, lieutenant général et de Pélagie-Edme-Marie Riquet de Caraman, né au château de Sully le 13 juin 1808, entra à l’école de Saint-Cyr en 1825 ; colonel le 24 avril 1845, général de brigade le 12 juin 1848, général de division le 6 juillet 1852, il avait été nommé officier de la Légion d’honneur en novembre 1837, commandeur en juillet 1849 ; il fut promu grand officier le 10 août 1853 et grand-croix le 22 septembre 1855. Napoléon III le nomma outre sénateur le 24 juin 1856 et maréchal de France, avec le titre de duc de Magenta, sur le champ de bataille même de Magenta le 4 juin 1859. Ambassadeur extraordinaire au couronnement du roi de Prusse en 1861. Gouverneur général de l’Algérie le 1er septembre 1864, il y resta en fonctions jusqu’à la guerre de 1870 ; fait prisonnier à Sedan, Mac Mahon revint pour lutter contre la Commune et s’empara de Paris le 28 mai 1871. Il fut élu à son insu président de la République le 24 mai 1873 ; il donna sa démission le 30 janvier 1879 et mourut en 1893.

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