Entrée du roy Henri II. C’est l’ordre qui a este tenu a la nouvelle et joyeuse entrée, que… le Roy treschretien Henry deuzieme de ce nom…

Entrée du roy Henri II. C’est l’ordre qui a este tenu a la nouvelle et joyeuse entrée, que… le Roy treschretien Henry deuzieme de ce nom…

« Edition originale rare et précieuse

du plus beau livre « d’Entrée » des rois de France qui ait été publié » (Ruggieri).

 

L’entrée d’Henri II à Paris et le sacre de Catherine de Médicis à Saint-Denis.

 

Paris, Jacques Rosset, 1549.

 

 

 

[Entrée du roy Henri II]. C'est l'ordre qui a este tenu a la nouvelle et joyeuse entrée, que… le Roy treschretien Henry deuzieme de ce nom, à faicte en sa bonne ville & cité de Paris le sezième jour de Juin MDXLIX. (1549).

Paris, Roffet, 1549.

Suivi de : C'est l'ordre et forme qui a este tenu au Sacre & Couronnement de treshaulte & tresillustre Dame Catharine de Medicis, Royne de France, le X jour de juin. MDXLIX.

Paris, Roffet, 1549.

 

            Deux ouvrages en 1 volume in-4 de (38) ff. et 11 gravures, (12) ff., le dernier blanc.

Maroquin aubergine, riche décor aux armes et chiffre du roi Henri II frappées or sur les plats  avec fleurs de lys et chiffre H couronné, dos à nerfs orné de filets or et à froid, filet or sur les coupes, triple filet or intérieur, tranches dorées. Reliure du XIXè siècle.

 

             227 X 160 mm.

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Edition originale rare et précieuse du « plus beau livre d'Entrée des rois de France qui ait été publié » (Ruggieri, 245).

Edition originale du sacre et couronnement de la reine Catherine de Médicis.

Fairfax Murray French, 150 ; Du Colombier, Jean Goujon, p. 67-71, planche LVI-LVII ; Vinet, 471 ; Picot Rothschild, IV, 3114 ; Mortimer French, 202l ; Watanabe,1602.

 

Relation de l'Entrée solennelle à Paris d'Henri II en et de Catherine de Médicis en 1549, deux ans après l'avènement du roi qui succédait à son père François Ier, mort en 1547.

 

Le premier ouvrage décrit la cérémonie de l'Entrée, le second relate le sacre de la reine, six jours auparavant, à Saint-Denis.

En marquant la liquidation de la succession de François Ier, l'événement revêtait une importance politique considérable.

La ville de Paris lui donna une solennité particulière, n'épargnant aucun effort pour en souligner le caractère majestueux : les décors et les édifices furent dessinés et construits sous la direction des plus grands artistes, sans doute Jean Cousin, Jean Goujon et Philibert de l'Orme.

La coutume des entrées solennelles de souverains dans une ville, et principalement dans une capitale, remonte à la plus haute Antiquité et s'est poursuivie pratiquement à toutes les époques. Sauf quelques exceptions, ce n'est qu'à partir de 1515, lors de l'Entrée de Charles-Quint à Bruges, que celles-ci auraient donné lieu à des relations imprimées illustrées (von Arnim, Fünf Jahrhunderte Buchillustration, p. 91).

 

Ce beau et rare livre illustré conserve le souvenir des plus belles décorations architecturales du seizième siècle et décrit la magnificence de cette Entrée royale.

Le texte, attribué à Hardouyn Chauveau par une inscription ancienne dans l'exemplaire Soleinne, serait dû, selon V.L. Saulnier, Les Fêtes de la Renaissance, I, pp. 31-59, au traducteur de Serlio, de Vitruve et de l'Hypnerotomachia Poliphili, l'écrivain Jean Martin, assisté, pour les inscriptions sur les monuments, du poète Thomas Sebillet.

 

Les onze planches sur bois, hors et dans le texte, qui décorent l'ouvrage, en partie signées d'une croix de Lorraine, ont été attribuées aux plus grands artistes. Par la perfection de leur gravure et l'élégance de leur dessin, exemples parfaits du style Henri II dans son expression parisienne la plus raffinée, elles passent pour l'un des chefs-d’œuvre de l'illustration française du seizième siècle. La question reste évidemment ouverte de savoir si ces gravures traduisent les dessins ayant servi à élever les monuments de la réception ou si elles en restituent seulement l'aspect.

 

La décoration de ces planches comporte à deux endroits au moins, au pont de Notre-Dame et à la construction flanquant le Beautreillis, le monogramme de Diane de Poitiers ; son emblème, le croissant, qui pourrait passer pour un motif décoratif, figure à plusieurs autres endroits, mais sur ces deux constructions son chiffre s'étale complaisamment à côté, voire à la place, de celui du roi ; le texte mentionne les monogrammes au H du roi mais reste muet sur ceux de sa maîtresse, âgée de cinquante ans, qui figurait dans le cortège de la reine sous son nouveau titre de duchesse de Valentinois.

La relation décrivant le sacre de la reine à Saint-Denis mentionne expressément la duchesse de Valentinois à qui fut offert, après la cérémonie, un cierge auquel estoyent attachés les dictes treize pieces d'or.

 

L'influence stylistique de cette illustration soulève diverses interrogations : on remarque l'apparition, dans le décor de l'obélisque au rhinocéros, de hiéroglyphes français qu'on ne reverra que sept ans plus tard dans l'Orus Apollo ; on a également voulu voir dans l'ornement de la cuirasse du capitaine de la garde une des origines du motif des reliures dites « à la fanfare » (A. Hobson, Reliures « à la fanfare », 6, et Michon, La Reliure française, P. 78).

 

L'ouvrage est orné de 11 gravures à pleine page attribuées à Geoffroy Tory par Fairfax Murray et à Jean Goujon par Brun (Le livre français illustré de la Renaissance, page 179-180).

 

« Jacques Roffet, a imprimé en 1549 une pièce très précieuse intitulée : C’est l'ordre qui a été tenu a la nouvelle et  joyeuse entree que… le roy tres chrestien Henry deuxiesme de ce nom a faicte en sa bonne ville et cité de Paris le seziesme iour de iuing M.D.XLIX. Les gravures ont été attribuées à Geofroy Tory et le dessin est digne de lui ou plutôt de Jean Cousin » (A.F. Didot, Essai sur la gravure sur bois, Colonne 168).

 

« Deux autres tirages furent donnés la même année, l'un à l'adresse de Jehan Dallier avec l'emblème de Roffet, l'autre portant l'adresse de J. Dallier et sa marque « Les caractères typographiques et les initiales ornées diffèrent et le tirage des bois est moins bon » (Brun, p. 180).

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Précieux et superbe exemplaire appartenant au premier tirage décrit par Rahir, en 38 pages avec le titre au nom de Rosset, de l’un des plus beaux livres français à gravures sur bois.


35 000 €

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