Franklin. Correspondance inédite et secrète, 1817.

Édition originale française de la correspondance de Benjamin Franklin.
Superbe exemplaire en plein maroquin, au chiffre couronné de Marie-Louise (1791-1847), alors duchesse de Parme.


Franklin, Benjamin. Correspondance inédite et secrète du Docteur B. Franklin, ministre plénipotentiaire des Etats-Unis d’Amérique près de la cour de France, depuis l’année 1753, jusqu’en 1790…Les Mémoires de sa vie privée ; Les Causes premières de la Révolution d’Amérique ; l’histoire des diverses négociations entre l’Angleterre, la France et  les Etats-Unis. Publiée, pour la première fois, en France…
Paris, Janet père, 1817.

2 tomes en 2 volumes in-8 de : I/ VI et 542 pp., (1) f. ; II/ VIII et 480 pp., (1) f.
Maroquin rouge à grains longs, filet et roulette dorés encadrant les plats, chiffre couronné doré ML au centre, dos lisses ornés de fleurons et filets dorés, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque.

198 X 125 mm.

Edition originale française de la correspondance de Benjamin Franklin.
Sabin, VII-VIII, 25497; Brunet, II, 1382, Journal des Savans, Juin 1817.

Couvrant les années 1753 à 1790, sa Correspondance s’articule selon trois parties complètes et bien distinctes: les Mémoires de sa vie privée, les causes de la première révolution d’Amérique et enfin, l’histoire des diverses négociations entre l’Angleterre, la France et les Etats-Unis.
Un portrait de l’auteur gravé par Fr. Janet et un fac-similé d’une lettre adressée à Mr Strahan.

« Tout ce recueil est véritablement neuf, bien qu’il renferme une dizaine de lettres ou de pièces déjà connues mais qu’il était indispensable de reproduire ici, pour ne point laisser de lacunes.
Les lettres particulières qui composent la première série sont au nombre de cent seize. Franklin expose dans ces lettres des idées qui lui sont propres et qui consistent ordinairement en application des sciences aux usages et aux besoins de la vie. C’est ainsi qu’il décrit des lunettes dont chaque verre est partagé horizontalement en demi-cercles ; le supérieur, moins convexe, pour regarder les objets éloignés ; l’inférieur, plus convexe, pour voir de près, et surtout pour lire.
Dans d’autres lettres il aborde des questions de grammaire, de littérature et d’histoire ; celle, par exemple de savoir si, avant Christophe Colomb, des Norvégiens ou des Danois n’étaient pas descendus au nord de l’Amérique. (…) une lettre contient des remarques grammaticales fort judicieuses qui prouvent que Franklin avait mûrement étudié la théorie générale du langage. Il sent vivement la prééminence de la langue française entre tous les idiomes modernes et ne manque pas d’indiquer les avantages littéraires, politiques et commerciaux qui peuvent en résulter pour la France.
Les évènements qui se passent en Amérique occupent beaucoup de pages dans cette correspondance : c’est, depuis 1773, la pensée la plus habituelle de Franklin. Mais ses vœux pour l’indépendance et le bonheur de son pays s’unissent toujours à un ardent désir de paix.
La première série renferme des lettres qui éveilleront assez la curiosité des lecteurs par les seuls noms des personnes auxquelles elles sont adressées : Beccaria, Buffon, Chastellux, le duc de La Rochefoucauld, M. Morellet, M. Dupont de Nemours, M. de La Fayette…
La seconde partie de la correspondance ne compte que soixante-neuf lettres ; il y est question des affaires intérieures de l’Angleterre au moins autant que de celles des Américains.
La troisième partie, intitulée « Négociations », est la plus importante. Les historiens auront à recueillir des renseignements précieux dans ces 145 morceaux.
Par son caractère personnel et par celui de ses ouvrages, Franklin serait du petit nombre des écrivains qui appartiennent à tout le globe : mais il sera du moins réclamé tout entier par les trois pays où il a fait les plus longs séjours, l’Amérique, l’Angleterre et la France 
» (Daunou, Journal des Savans, Juin 1817).

La « Correspondance » de Benjamin Franklin est un document du plus haut intérêt car elle nous renseigne sur l’homme qui joua un rôle décisif dans la formation de la société américaine.

« L’expérience européenne de Benjamin Franklin le désigna comme l’ambassadeur idéal pour représenter les États-Unis auprès de la cour de France.

En décembre 1776, il débarqua à Auray, d’où il gagna Versailles et Paris. L’accueil qui lui fut réservé fut d’une chaleur extraordinaire. Il s’installa à Passy, d’où il anima le lobby proaméricain. Il eut peu de peine à convaincre Vergennes de soutenir les Insurgents. Grâce à l’action conjointe de Vergennes et de Franklin étaient signés, le 6 février 1778, deux traités, l’un officiel, de commerce et d’amitié, l’autre, secret, d’alliance, entre la monarchie française et la République américaine. A son retour à Philadelphie, il fit partie du conseil exécutif de Pennsylvanie, puis, en 1787, il fut coopté comme représentant de cet État à la convention chargée de rédiger la Constitution » (Claude Fohlen).

Superbe exemplaire en plein maroquin, au chiffre couronne de Marie-Louise (1791-1847), alors duchesse de Parme.

Provenance : Bibliothèques Marie-Louise duchesse de Parme (Cat. Marie Louise, archduchess of Austria, Londres, 26 juil. 1933, n°119) et M. Wittock, avec ex-libris.

« Marie-Louise Léopoldine, archiduchesse d’Autriche (1791-1847) fut élevée dans la haine de la France et de Napoléon Ier en particulier. Demandée en mariage par ce dernier par raison d’Etat, elle l’épousa en 1810. Lors de l’abdication de Napoléon en avril 1814, elle reçut en souveraineté les duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalla en conservant son titre de Majesté Impériale » (O. Hermal, pl. 2654).

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