Mémoire en faveur des Gens de couleur ou sang-mêlés de St.-Domingue

Grégoire, l'Abbé

« Le fondement philosophique de la position de Grégoire est l’unité du genre humain, qui lui permet de concilier la proclamation révolutionnaire des droits de l’homme et le message évangélique » (Bernard Gainot). 
Très rare édition originale du Mémoire de l’Abbé Grégoire, texte fondamental de son engagement pour l’égalité universelle.
Séduisant exemplaire, à toutes marges, conservé broché, tel que paru.

In-8 de 52 pp.

Broché, couverture en papier bleu, inscription manuscrite « Mémoire » à l’encre brune sur le plat supérieur. Brochure de l’époque.

209 x 137 mm.

Abbé Grégoire. Mémoire en faveur des gens de couleur ou sang-mêlés de St.-Domingue, & des autres Isles françoises de l’Amérique, adressé à l’Assemblée Nationale. Par M. Grégoire, Curé d’Embermenil, Député de Lorraine.

Paris, Belin, 1789.

Très rare édition originale du mémoire de l’Abbé Grégoire, texte fondamental de son engagement pour l’égalité universelle.

Sabin, 28730 ; Martin et Walter, II, 15626.

Né en 1750 près de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) dans une famille de modestes artisans ruraux, Henri-Baptiste Grégoire étudia au collège des jésuites de Nancy et au grand séminaire de Metz avant d’entamer une triple carrière, ecclésiastique, politique et littéraire (Sabine Bouchy du Palut).

« Le fondement philosophique de la position de Grégoire est l’unité du genre humain, qui lui permet de concilier la proclamation révolutionnaire des droits de l’homme et le message évangélique.

 Comment Grégoire fut-il conduit à se faire le porte-parole infatigable de la cause des Noirs ? Si nous pouvons dater l’irruption de Grégoire dans le débat public, lorsqu’il défend la citoyenneté des libres de couleur à la tribune de l’Assemblée nationale constituante, le 3 décembre 1789), aucun document ne nous éclaire sur la genèse de cette prise de position. Alors qu’il était curé d’Embermesnil, en Lorraine, lorsqu’il fut élu aux États généraux, Grégoire était plutôt connu pour ses prises de position en faveur de l’émancipation individuelle des juifs. Est-ce par ce biais qu’il en est venu à s’intéresser aux questions coloniales ? Il fait remarquer, dans son premier mémoire publié sur la question, une semaine après son discours à l’Assemblée, Mémoire en faveur des gens de couleur ou sang-mêlés de Saint-Domingue et des autres îles françaises de l’Amérique, adressé à l’Assemblée nationale, que les juifs bénéficient aux colonies d’un régime personnel plus favorable qu’en métropole. La publication de ce mémoire témoigne en tout cas d’une sérieuse collecte de documents et de récits probablement au cours du mois de novembre 1789, après le déménagement des députés, de Versailles à Paris. Là, une société de gens de couleur, très active, se constituait en groupe de pression auprès de l’Assemblée pour faire admettre l’éligibilité des libres de couleur, refusée par les assemblées coloniales » (Bernard Gainot).

Séduisant exemplaire, à toutes marges, conservé broché, tel que paru.

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