Essai sur les préjugés

Holbach, Paul Thiry baron d'
Prix : 3 500 €

Rare édition originale de ce traité visant à combattre les préjugés et la superstition, « violente machine de guerre contre le christianisme » (Michel Delon).

Très bel exemplaire conservé dans sa reliure en maroquin de l’époque.

In-12 de (2) ff., 394 pp., (1) f.

Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plat, fleurons d’angle, dos lisse richement orné, pièce de titre en maroquin vert, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées.

Reliure de l’époque.

156 X 97 mm.

Holbach, Paul Thiry, baron d’. Essai sur les préjugés, ou, De l’influence des opinions sur les mœurs & sur le bonheur des Hommes.

Londres, 1770.

Rare édition originale de cet important texte des Lumières.

Vercruysse, 1770 , A2 ; Tchemerzine, III, 726 ; INED, n° 2283.

Le matérialiste athée s'attaque en quatorze chapitres à tous les préjugés, la religion en étant le principal. Et pour combattre la superstition, il prône une instruction publique étendue à tous les citoyens : « L'ignorance, les erreurs & les préjugés des hommes sont les sources de leurs maux. La vérité en est le remède. » Le roi Frédéric II réfuta ces thèses dans un Examen de l'Essai sur les préjugés.

Le baron d'Holbach y pose que « l'ignorance, les erreurs & les préjugés des hommes sont les sources de leurs maux : la vérité en est le remède ». Les notes sont de Naigeon et le texte est du baron d'Holbach.

Originaire du Palatinat, le baron d'Holbach (1723-1789) contribua activement à l'Encyclopédie. Fortuné et parfait gentilhomme parisien, c'est sous un nom d'emprunt ou anonymement qu'il faisait imprimer avec soin ses ouvrages incendiaires. Le nom de l'auteur n'a jamais été révélé de son vivant ; Voltaire lui-même n'en avait pas percé le secret. Dans une lettre à d'Alembert, il se demande si l'Essai sur les préjugés est de Diderot ou d'Helvétius.

« Parmi les traités les plus radicaux, l’Essai sur les préjugés publié en 1770, et les Lettres à Eugénie ou préservatif contre les préjugés du baron d’Holbach (1768) sont de violentes machines de guerre contre le christianisme. L’Essai sur les préjugés contient l’apologie de la philosophie. La connaissance y est donnée pour l’unique fondement d’une bonne morale et d’une bonne politique. Tant que les hommes en seront privés, ils resteront condamnés au malheur. Alors que la force de l’homme consiste dans la circulation des idées, dans la possibilité d’échanger des expériences, de confronter des savoirs limités pour accéder à un savoir plus global, toute volonté d’asservir sa raison, de lui imposer un dogme le fait régresser vers l’animalité, la barbarie ou l’enfance. La tolérance et le libre débat ouvrent la perspective d’un progrès, que les préjugés s’obstinent à fermer » (Michel Delon).

Très bel exemplaire conservé dans son maroquin de l’époque.