Le Codicille et Testament de maistre Jehan de Meung
Première édition rarissime et complète de ce texte célèbre de l'auteur conjoint du Roman de la Rose citée et décrite par Bechtel (Catalogue des Gothiques français), imprimée à Paris par Michel le Noir en 1501.
Petit in-4 goth. de (64) ff., à 37 ll. Veau blond, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure attribuable à Vogel vers 1840.
173 x 120 mm.
Meung, Jean de. Le Codicille et testament de maistre Jehān de meun. Figure.
À la fin : Imprimé à Paris par Michel le noir demourant sur le pont saint Michel a lenseigne Saint Jehan Levangeliste Lan Mil Cinq cēs & ung le vinte quatriesme ior davril (1501).
Première édition rarissime complète de ce texte célèbre de l’auteur conjoint duRoman de la Rose citée et décrite par Bechtel(Catalogue des Gothiques français) imprimée à Paris par Michel Le Noir en 1501.
Jean Clopinel, dit de Meung, opulent bourgeois et universitaire ne prenait pour maître que la nature et détestait autant l’ascétisme que l’amour courtois. En 1270-75, il décide d’écrire une longue continuation au Roman de la Rose inachevé de Guillaume de Lorris, formant ainsi un traité complet de l’amour, fondé sur une philosophie de la plénitude et de la fécondité.
Le Testament est écrit en quatrains monorimes et contient des conseils destinés aux classes différentes de la société.
Curieusement et drôlement, le seul témoignage parisien de l’existence de Jean de Meung nous renvoie à un ordre mendiant : celui des Frères prêcheurs ou Jacobins. C’est à eux que fut léguée, en 1305, la maison à la tournelle qu’occupait Jean de Meung, et qui dans les rôles de la taille ou dans l’Apparicion maistre Jehan de Meung d’Honoré Bovet (1398) continua d’être désignée par le nom de l’auteur du second Roman de la Rose. Ainsi en 1305, Jean devait être mort.
Le Testament (544 quatrains d’Alexandrins monorimes) et le Codicille (11 huitains octosyllabiques), qui lui sont attribués dans de nombreux manuscrits (117 et 48), seraient une preuve du fait que Jean était devenu sincèrement pieux sur ses vieux jours, quoique toujours ironique sur la pauvreté des ordres mendiants.
« Descr. : bois au premier et au dernier f. (auteur méditant deant son pupitre, dans sa librairie). Marque de Le Noir au dernier v°. En acrostiche final, le nom de Simon Gréban (auteur de l’Epitaphe du feu roy Charls septiesme. Souvent incomplet (Firmin-Didot, 30 ff., Niédrée ; De Backer, 30 ff., Capé). (Bechtel).
Valeur des exemplaires complets des 64 feuillets : La plupart des exemplaires décrits ne possèdent que 30 ff. Tchémerzine mentionne deux exemplaires incomplets : Didot, relié par Niédrée et De Backer relié par Capé avec 30 ff. sur 64. Brunet (suppl. 1020) décrit un seul exemplaire, incomplet.
Nicolas Yemeniz, en 1867, possédait un superbe exemplaire du « Roman de la rose » illustré imprimé vers 1500, in-4, relié par Trautz-Bauzonnet, d’une valeur actulle de 95 000 € (n° 1591) et la présente édition du « Codicille et Testament de Jean de Meung » (n° 1614). Le n° 1591 fut adjugé 380 F Or et le n° 1614, 408 F Or.





