Esquisse d'un Tableau historique des progrès de l'esprit humain

Condorcet, Nicolas de Caritat marquis de

Édition originale de l’ouvrage capital de Condorcet considéré comme « le testament des Lumières » (M. Morange).

Exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.

In-8 de VIII, 389 pp.

Demi-basane fauve à coins, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre en maroquin orange, tranches mouchetées. Reliure de l’époque.

195 X 123 mm.

Condorcet, Nicolas de Caritat, marquis de. Esquisse d’un tableau historique des progrès de l'esprit humain.

Paris, Agasse, an III de la République (1795).

Edition originale de cet ouvrage capital de Condorcetconsidéré comme « letestament des Lumières ».

Martin & Walter, 1, 8083 ; Brunet, VI, 3650 ; Quérard, II, 269 ; PMM, n°246 ; En Français dans le texte, n°196.

« In the Esquisse Condorcet traces the history of man through epochs... The ninth describes the Revolution of Condorcet's own lifetime. The prophetic view of the tenth epoch shows Condorcet at his most original. He forecasts the destruction of inequality between nations and classes, and the improvement, intellectual, moral and physical, of human nature... But it is as the most fully developed exposition of the progress of man that Condorcet's work is now remembered, and it is this which has given it its lasting appeal” (PMM).

« L’Esquisse est l’œuvre la plus célèbre de Condorcet. Condorcet montre comment l’homme accroît sans cesse, au cours de l’histoire, sa raison et sa liberté. Cette œuvre fut considérée comme un exposé brillant des « illusions du progrès », comme le testament des Lumières » (Michel Morange).

« Mathématicien remarquable, ami de D’Alembert, Turgot et Voltaire, Jean-Antoine Caritat, marquis de Condorcet (1743-1794) fréquente le milieu des « philosophes ». Les années qui précédent la Révolution le voient s’engager dans une activité militante : défense des droits de l’homme, des droits des femmes et des noirs, soutien aux jeunes Etats-Unis et projets de réformes politiques, administratives et économiques.

A la Convention, il ne vote pas la mort du roi. Membre du Comité de Constitution, il prépare un projet de constitution qui rencontre l’hostilité des Montagnards. Décrété d’arrestation en juillet 1793, il se cache chez Mme Vernet jusqu’en mars 1794. Arrêté à Clamart le 27 mars, il est retrouvé mort le lendemain dans la prison de Bourg-la-Reine. « L’Esquisse » a été rédigée dans les derniers mois de la vie de Condorcet, alors qu’il se cachait chez Mme Vernet. A partir de la notion de « perfectibilité indéfinie de l’esprit humain » ce projet devait retracer les étapes du progrès général de cet esprit à travers l’histoire, dans les domaines scientifique, moral et politique. « L’Esquisse » de Condorcet est la formulation la plus caractéristique de ce qu’on a pu appeler l’« idéologie du progrès ». On retrouve son influence dans les œuvres de Saint-Simon et d’Auguste Comte » (En Français dans le texte).

« Sa conception du progrès fait de Condorcet un adversaire déclaré de tous les dogmes religieux. Il ouvrit de ses chemins à la pensée du XIXe siècle. Comment ne pas reconnaître une certaine grandeur à cet optimisme qui poussa Condorcet, à l’aube de l’apocalypse moderne dont il fut une des premières victimes, à consacrer ses derniers jours de liberté et de vie à écrire un hymne à la gloire du progrès humain ? » (Dictionnaire des Œuvres).

Exemplaire conservé dans sa reliure du temps.

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