Principes de politique
Précieux et séduisant exemplaire entièrement non rogné, enrichi d’un envoi de Benjamin Constant, conservé dans sa brochure de l’époque, tel que paru.
Édition originale de cet ouvrage fondateur du libéralisme politique en France.
« [Benjamin Constant] y combat les excès du despotisme. Il y a là des réflexions qui n’ont pas vieilli, des principes qui seront toujours le symbole des vrais libéraux » (Revue nationale, 1866, Tome XXVI).
In-8 de 321 pp., (3) pp. pour l’errata et la table.
Exemplaire non rogné, broché, couverture d’attente de papier bleu, étiquette manuscrite au dos, chemise-étui.
211 x 130 mm.
Constant, Benjamin. Principes de politique, applicables à tous les gouvernemens représentatifs et particulièrement à la Constitution actuelle de la France.
Paris, Alexis Eymery, mai 1815.
Édition originale de cet essai fondateur du libéralisme politique en France publié pendant les Cent-Jours.
Gall, 408; Cioranescu, XVIIIeme siècle, 20709; Einaudi, 1277.
Précieux exemplaire enrichi d’un envoi et d’annotation autographes, à l’encre au verso de la première garde : « Monsieur Jullien de la part de l’auteur » et en bas de page : « v. l’errata à cause de plusieurs fautes importantes ».
Le destinataire de cet envoi ne peut être que Marc-Antoine Jullien de Paris (1775-1848), homme politique et homme de lettres qui, après avoir été un allié de Robespierre, se montra favorable à Bonaparte et au Consulat. Mis à l’écart par Napoléon, en raison sans doute de sa "candeur moralisatrice" et de la modération de ses engagements, et peut-être aussi à cause d’une visite qu’il rendit à Mme de Staël, Jullien se consacra à des travaux de pédagogie avant de publier quelques réflexions politiques, dont une, pendant les Cent-Jours : Le conciliateur, ou […] considérations impartiales sur la situation politique et sur les vrais intérêts de la France à l'époque du 1er mai 1815, dans lequel il évoque la tyrannie et la soif de puissance qui ont dénaturé le génie de Napoléon, appelant à une monarchie constitutionnelle.
Exemplaire enrichi de deux billets manuscrits (de la main de Jullien de Paris ?), avec quelques biffures (3 p. in-16).
« Benjamin Constant qui proclame n’avoir jamais été la dupe de Napoléon présente son ouvrage comme : « une protestation perpétuelle contre les abus du pouvoir ». (H. F. Imbert).
« C'est dans ce traité que Constant définit avec le plus de netteté et d'abondance ses doctrines politiques ». (Yvert, Politique libérale, n°8).
« Les Principes de politique est l’ouvrage qui fait le plus d’honneur à son auteur. L’auteur y combat les excès du despotisme ». (Revue nationale, 1866, Tome XXVI).
Précieux et séduisant exemplaire, entièrement non rogné, grand de marges, enrichi d'un envoi et de notes de l'auteur, conservé dans sa brochure bleue de l'époque, tel que paru.
Provenance : Bibliothèque Hubert Heilbronn, avec ex-libris.



