Les Principes de la Philosophie
Edition originale française des Principes de la philosophie de Descartes.
Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.
In-4 de (1) f. pour le frontispice, (30) ff., 486 pp., (1) f. et 20 planches hors texte.
Plein veau moucheté glacé, double filet or encadrant les plats, dos à nerfs orné de double filet et de fleurons dorés, tranches mouchetées, qq. pales mouillures et rousseurs aux planches.
Reliure de l’époque.
208 x 152 mm.
Descartes, René. Les principes de la philosophie, Escrits en Latin, Par René Descartes. Et traduits en François par un de ses Amis.
Paris, Pierre Des-Hayes, 1647.
Edition originale française de « l’œuvre que Descartes présentait comme le « Traité systématique et définitif des principes de la connaissance », soit comme l’expression la plus achevée de son système philosophique » (Dictionnaire des Œuvres).
Guibert, 120-121 ; Tchemerzine, II, 788.
Elle comprend un frontispice et les 20 grandes planches dépliantes de l’édition originale.
Le frontispice est à la de 1651.
La traduction, de Claude Picot, fut revue par Descartes.
« C’est la première traduction française par l’abbé Picot des Principes de la Philosophie imprimés en latin en 1644. La particularité importante de cette édition est l’insertion dans les feuillets préliminaires aussitôt après l’Epître à la Princesse Elisabeth, de la « Lettre à celuy qui a traduit le Livre… ».
The principia philosophia contains Descartes’ famous vortex theory by which he tried to reconcile
Copernican astronomy with biblical teaching. It also contains the first scientific theory of magnetism".
"The most comprehensive of all Descartes' works. Dedicated to the Princess Elizabeth, its three treatises embrace the whole of his philosophy, with the exception of the moral. Descartes' goal in this treatise was the elaboration of a general theory which would account for the creation and the structure of the world " (Scott p. 158).
"In part I, Descartes sets out the basic principles of his investigation pursuing the methods developed in his Discourse on Method. Part II is devoted to the nature of the physical world. Part III not only presents Descartes’ conception of structure of the world, but also represents the first serious attempt at a mechanical explanation of the solar system. The Vortex Theory boldly attempted to reduce the phenomena of the universe to a single mechanical principle” (Bibliotheca mechanica, pp. 91/92).
Dans cet ouvrage dédié à la princesse Elisabeth, Descartes tente de concilier l’astronomie développée par Copernic aux préceptes de la Bible.
L’ouvrage se compose de quatre parties : Des principes de la connaissance humaine, qui relève du propos métaphysique ; Des principes des choses matérielles, qui traite de la physique ; Du monde visible, qui est sa cosmologie ; De la Terre, qui se rattache à la physique et la chimie.
Au XVIIe siècle, la controverse ptoléméo-copernicienne sur les deux systèmes du monde fait rage. Galilée est un fervent partisan du système de Copernic. Les écrits favorables à l’héliocentrisme vont être interdits par l’Eglise en 1616 et Galilée condamné en 1633.
Cette controverse marquera profondément Descartes.
Le philosophe décide de ne pas publier le Traité du monde et de la lumière dans lequel il défendait la thèse de l’héliocentrisme et s’oriente vers la philosophie.
Descartes veut fournir une méthode philosophique pour parvenir à la vérité scientifique.
L’ouvrage est dédié à la princesse Elisabeth, fille de Frédéric Roi de Bohème.
La princesse n’a pas 25 ans lorsqu’elle écrit sa première mettre au philosophe qu’elle a rencontré à la Haye. Une correspondance régulière s’installe entre la princesse souffrant de mélancolie et qui a lu Le discours de la méthode et les Méditations, et Descartes.
Bel exemplaire conservé dans sa reliure en veau glacé de l’époque.
Provenance : Ex-libris de la famille Prunier de Saint-André avec leurs armes et leur devise : "Turris Mea Deus".
Originaire de Touraine, la famille Prunier de Saint-André est une puissante famille de parlementaires dauphinois qui s’est d'abord illustrée avec Artus I Prunier de Saint-André (1506-1586), trésorier et receveur général du Dauphiné. Artus II Prunier de Saint-André (1548-1616) fut premier président au parlement de Provence, puis premier président au parlement de Grenoble en 1603 et chargé de missions importantes par Henri IV. Ses fils et petit-fils suivirent sa trace au parlement du Dauphiné.
Artus II Prunier de Saint-André possédait une belle bibliothèque qui, à sa mort, fut répartie entre ses deux petits-fils. Louis Royer attribue l’ex-libris au petit-fils d’Artus II Prunier de Saint-André, Nicolas, (1628-1692) lui-même président au parlement de Grenoble de 1679 à 1692.
Les ouvrages de cette bibliothèque sont peu courants sur le marché.



