Traité des couleurs

Diderot, Denis. Montamy.

Diderot auteur, éditeur et encyclopédiste. 
Édition originale reliée à l’époque pour le duc d’Orléans.

In-8 de LII et 287 pp.

Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, fleuron d'angle, armoiries dorées au centre, dos à nerfs richement orné, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l'époque.

166 X 96 mm.

Diderot, Denis. Traité des couleurs pour la peinture en émail et sur la porcelaine ; précédé de l’art de peindre sur l'émail, et suivi de plusieurs mémoires sur différents sujets intéressants, tels que le travail de la porcelaine, l'art du stuccateur, la maniere d'éxécuter les camées & les autres pierres figurées, le moyen de perfectionner la composition du verre blanc & le travail des glaces, &c.

Paris, G. Cavelier, 1765.

Edition originale rare, œuvre du Diderot encyclopédiste, éditée par Diderot même.

Bulletin Morgand, VII, n° 1895 ; Adams, II, p. 438 ; Duncan, Bibliography of Glass, n°329 ; Ron, Bibliotheca Tinctoria, 1991, n°42 ; Tchemerzine, II, 945.

« Le Traité des couleurs pour la peinture en émail et sur la porcelaine » (...) est l'ouvrage posthume de M. d'Arclais de Montamy, ami de Diderot. Il parut grâce à un privilège obtenu par Diderot, le 7 août 1761, qu'il a rétrocédé à un libraire éditeur. Mais en même temps Diderot est intervenu comme « éditeur » au sens le plus large du terme : on lui doit au moins l'Avertissement - qui est une notice biographique - et I' « Exposition abrégée de l'art de peindre sur émail », qui reprend une bonne partie de l'article « Émail » de l'Encyclopédie, qui est de lui : cet article est signé de l'astérisque, Diderot y parle personnellement (DPV VII, 152) et y renvoie à la fin de l'Exposition. Enfin sont de lui les « Remarques sur le bleu tiré du cobalt, observation de l'éditeur » (J. Varloot, Dictionnaire de Diderot).

« Qui était donc cet « ami » auquel Diderot prête et associe son propre travail, en lui laissant presque tout l'honneur de l'ouvrage ? »

« C'est à Montamy que dès 1755 Diderot a pensé d'abord demander de favoriser auprès du duc d'Orléans une requête de Caroillon la Salette (COR I, 184, 196-197). Quand les lettres à Sophie évoquent la vie menée au Palais-Royal et au Grandval, c'est chez Montamy que se situe le fameux repas où le philosophe, exalté par les tendres moments accordés par son amie, éblouit les convives de ses paradoxes moraux (lettre du 12 octobre 1759, COR II, 269-270). Il n'en sort que pour un entretien, d'affaires cette fois, avec d'Alembert, et c'est chez « le Montamy » qu'il revient pour reprendre à deux la discussion » (COR II, 276-277).

Monsieur de Montamy fut par ailleurs chargé de l'éducation du Duc d'Orléans dont il devint son premier maître d'Hôtel.

Précieux et superbe exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes du duc d’Orléans, petit-fils du régent Philippe d’Orléans.

Louis-Philippe d'Orléans, Ier du nom, duc d'Orléans, premier prince du sang, naquit à Versailles le 12 mai 1725. A la mort de son père (4 février 1752), il prit le titre de duc d'Orléans et fut créé chevalier de la Toison d'or le 9 juin 1752 ; devenu veuf en 1759, après avoir eu un fils et deux filles, il se remaria secrètement, le 23 avril 1773, avec Charlotte-Jeanne Béraud de la Haye de Riou, veuve du marquis de Montesson. Le duc d'Orléans mourut le 18 novembre 1785 au château de Sainte-Assise-en-Brie.

Vendu