[Code Justinien]
Première édition in-4 du Code Justinien commentée par Antoine Pérez (1585-1672) donnée par les Elzevier, « plus rare, plus belle et plus commode que la première in-folio de 1653 ».
Provenances : Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) ; son fils aîné, le marquis de Seignelay (1651-1690), Jacques-Nicolas Colbert, archevêque de Rouen, Charles Eléonor Colbert, mort en 1747.
2 volumes in-4, marque : La Minerve, I/ (8) ff. y compris le titre rouge et noir, 694 pp. ; II/ 665 pp., (59) pp. pour l’index.
Maroquin rouge, triple filet doré autour des plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs richement orné de fers dorés et chiffre entrelacé et couronné, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque.
232 x 180 mm.
Code Justinien. Ant. Perez (1585-1672). J. C. S. C. et R. Majestatis consiliarii, in Academia Lovaniensi legum antecessoris, Praelectiones in duodecim libros codicis Justiniani Imp. Editio nova, ab auctore recognita et aucta, summariis, indicibusque locupletata.
Amstelaedami, apud Ludovicum et Danielem Elzevirios, 1661.
Première édition in-4 duCode Justinien commentée par Antoine Pérez (1585-1672) donnée par les Elzévier et seconde édition après l’in-folio de 1653.
« Ouvrage très apprécié » (Willems, 1164).
« Édition rare, inconnue de Brunet et Paquot, plus belle et plus commode » que l’in‑folio de 1653 » (Willems, 1273).
« Louis Elzevier avait donné en 1653 une édition in-folio de cet ouvrage (n° 1164). Celle-ci est plus belle et plus commode, ainsi que l’auteur le fait remarquer lui-même dans un avertissement imprimé au verso du titre : « Paulisper hic siste, lector. Haec editio Elzeviriana, quam unicam semper agnovera, caeterisque praetulero, ut aspecta statim placeat, haud voveo : magis ut inspecta. Castigatissimam deprehendes ; delectabit mira typi elegantia, et melioris notae charta. Quod autem hâc formâ prodierit, scito id commodi tui caussâ factum. Tu feliciter fruere, mihique fave et vale ; et hoc opus, si Deus pauxillum vitae dat, notis in folio illustratum, ex typographeio Elzeviriano expecta. Lovanii, Id. Martii 1661. Ant. Perezius. »
Ni Paquo ni Brunet n’ont connu cette édition, et en effet elle est rare. Daniel l’a reproduite ligne pour ligne en 1671 » (Willems).
Pérézius (dont le vrai nom était Antonio Pérez) naquit à Alforo sur l’Ebre. Son père qui était au service de l’infante Elizabeth, épouse de l’Archiduc Albert, l’ayant mené dans les Pays-Bas à la suite de cette Princesse, le fit étudier en Droit à Bruxelles & à Louvain. Antonio Pérez voyagea ensuite en France & en Italie ; & étant revenu à Louvain en l’année 1614, il fut nommé Professeur en Droit dans l’Université de cette Ville. Un emploi d’Intendant d’Armée qu’on lui donna six ans après, interrompit pendant quelque tems ses travaux & ses exercices ordinaires : mais après que l’Armée eut été licenciée, il vint reprendre sa Place de Professeur en Droit, qu’il remplit ensuite jusqu’à son décès qui survint en 1672.
Antonio Pérez le Professeur en Droit avait mérité par plusieurs excellens ouvrages, le titre de jurisconsulte, qui sont : Institutiones Imperiales : Pralectiones feu Commentarii in Libros novem Codicis Justinianei : Pralectiones in tres posteriores Libros Codicis : Jus publicum : In quinque & viginti Digestorum Libros Commentarii, &c. On cite principalement Pérézius sur les institutes & sur le Code Justinien.
Précieux Code Justinien du grand Colbert, marquis de Seignelay (Jean-Baptiste), le premier ministre de ce nom ; né à Reims, le 29 aout 1619, mort en la même ville, le 6 septembre 1683.
Colbert, comme chacun sait, fut un habile organisateur. Ce que l’on sait peut-être moins, c’est qu’il a été l’un des plus ardents bibliophiles que l’on connaisse. A ce tact merveilleux qui lui faisait voir vite et bien le côté pratique d’une situation difficile, il joignait un goût profond pour les hautes manifestations de l’esprit. L’amour des livres le rendit presque aussi célèbre que ses talents administratifs. Sa bibliothèque, créée, à l’aide du savant Carcavi, au milieu d’une vie si laborieuse, jouissait, dès 1662, d’une réputation telle que les savants de l’Europe demandaient comme une faveur insigne d’être admis à la visiter.
Provenances : Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) ; son fils aîné Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay (1651-1690), Jacques-Nicolas Colbert, archevêque de Rouen, Charles-Eléonor Colbert, mort en 1747.



