Entretiens sur la pluralité des Mondes.
« Ce livre fut le premier exemple de l’art délicat de répandre de la lumière et des grâces
sur les sciences abstraites » (Voltaire).
Edition originale de ce texte majeur de Fontenelle qui a ouvert la voie à la vulgarisation scientifique et à la littérature des Lumières.
Exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.
In-12 de (14) ff., 359 pp. et 1 planche repliée hors texte.
Veau moucheté, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, coupes décorées, tranches jaspées, petite déchirure restaurée à la planche. Reliure de l’époque.
150 x 86 mm.
Fontenelle, Bernard le Bouvier de. Entretiens sur la pluralité des mondes.
Paris, Veuve C. Blageart, 1686.
Edition originale de ce texte majeur de Fontenelle ouvrant la voie à la littérature des Lumières.
Tchemerzine, III, 321 ; Brunet, II, 1332 ; Cioranescu, 30742 ; En Français dans le texte, 122.
Elle est ornée d’une planche dépliante gravée en taille-douce par Juan d'Olivar.
« Pour « instruire et divertir tout ensemble les Gens du monde », Fontenelle présente les dernières découvertes astronomiques dans un dialogue galant.
Un Philosophe inspiré par Copernic et par Descartes entretient une jeune et belle Marquise pleine d’esprit, de la sagesse de la nature et la fait rêver pendant quelques promenades nocturnes aux mouvements des astres entraînés dans leurs tourbillons et à la pluralité des mondes habités, « mondes possibles », comme il le dit. (…) Le succès et l’influence de l’ouvrage lui vinrent surtout de sa puissance critique. Le propos semble plus radical encore que celui de Voltaire lorsqu’il adopte le point de vue de Sirius ; pour Fontenelle, il est impossible de choisir un point de vue absolu dans l’univers »
(Alain Cantillon, En Français dans le texte).
« Le succès des Entretiens fut exceptionnel : trente-trois éditions du vivant de Fontenelle »
(Alain Cantillon).
Par son engagement dans les querelles du siècle au côté des « modernes », par ses efforts pour atteindre un public élargi, Fontenelle apparaît comme le premier de ces polygraphes qui recevront quelques années plus tard le nom de philosophes.
« Cet ouvrage, tout scintillant de grâces galantes, laisse percer en chacun de ses propos l’esprit subtil qui valut à son auteur une telle renommée. Fontenelle semble, par son esprit souvent railleur et antidogmatique, précéder Voltaire » (Dictionnaire des Œuvres).
Exemplaire conservé dans sa reliure en veau de l’époque.



