The way to wealth
The way to wealth de Benjamin Franklin.
Rare édition originale collective.
L’un des rares exemplaires sur grand papier vélin contenant « Observations sur les sauvages du nord de l'Amérique. » et l’un de ceux diffusés par Bodoni, qui se distinguent par l'ajout de son catalogue in fine.
In-12 de (4) ff. dont le portrait de Franklin, 181 pp., (2) pp., 28 pp,, 31 pp.
Chagrin noir, filet doré et à froid encadrant les plats, chiffre doré au centre, inscription dorée au dos, filet or sur les coupes, gardes de moire blanche, tranches dorées.
165 x 100 mm.
Franklin, Benjamin. The way to wealth, or Poor Richard Improved. La Science du Bonnehomme Richard, ou moyen facile de payer les impôts. Lettres de Franklin. Dialogue entre la goutte et Franklin. Quelques mots sur l'Amérique. Avis à ceux qui voudroient aller s'établir dans cette contrée. Observations sur les sauvages du Nord de l’Amérique.
Paris, Printed for Ant. Aug. Renouard. 1795.
Rare édition originale collective contenant à la fois des textes anglais et français.
Ford, 134, "The prettiest edition yet printed." First edition printed in France of Franklin's Poor Richard, with text consecutively in both English and French, and the earliest publication of several significant Franklin texts.
Cet exemplaire est un de ceux diffusés par Bodoni, qui se distinguent par l'ajout de son catalogue in fine.
Rare exemplaire contenant « Observations sur les sauvages du nord de l'Amerique. » Sabin, Bibliotheca Americana, 25596.
« L’expérience européenne de Benjamin Franklin le désigna comme l’ambassadeur idéal pour représenter les États-Unis auprès de la cour de France.
En décembre 1776, il débarqua à Auray, d'où il gagna à petites étapes Versailles et Paris. L'accueil qui lui fut réservé fut d'une chaleur extraordinaire il joua de tous ses atouts, qui étaient nombreux, sa réputation de savant, de philosophe et d'homme des « Lumières », son affiliation à la franc maçonnerie, sa bonhomie naturelle et calculée, sa mise d'une extrême simplicité qui rappelait le Bon Sauvage, ses succès auprès des femmes. Il s'installa à Passy, dans l'hôtel de Valentinois, d'où il anima le lobby proaméricain. Il eut peu de peine à convaincre Vergennes de soutenir les Insurgents, car une France renaissante voulait effacer les mauvais souvenirs de guerre de Sept Ans. Grâce à l'action conjointe de Vergennes et de Franklin étaient signés, le 6 février 1778, deux traités, l'un officiel, de commerce et d'amitié, l'autre, secret, d'alliance, entre la monarchie française et la République américaine. Parvenu à ses fins politiques, Franklin put se consacrer de nouveau à ses activités scientifiques (il fut reçu à l'Académie des sciences), philosophiques (il rencontra Voltaire et lui fit bénir son petit-fils), franc-maçonnes (il fut intronisé à la loge des Neuf Sœurs). Il n'oubliait pas ses anciennes activités de journaliste, écrivant des articles anonymes dans Les Affaires de l’Angleterre et de l'Amérique, subventionnées par Vergennes.
En 1783, avec la signature des traités de paix, Franklin considéra sa mission terminée. Il ne quitta pourtant la France qu'en 1785, entouré de l'admiration et de la vénération de ses voisins de Passy.
Il avait alors soixante-dix-neuf ans, souffrait de rhumatismes et de la goutte, et n'aspirait qu'à se retirer des affaires. Pourtant son rôle n'était pas terminé. A son retour à Philadelphie, il fit partie du conseil exécutif de Pennsylvanie, puis, en 1787, il fut coopté comme représentant de cet État à la convention chargée de rédiger la Constitution. Bien que le texte adopté ne le satisfit pas, car il ne le trouvait pas assez démocratique, il demanda à ses collègues de l'adopter, car, dit-il prophétiquement en concluant la dernière séance, « j'ai le plaisir de savoir que c'est un soleil levant et non couchant ».
Dans les derniers mois de sa vie, il travailla à ses Mémoires, dont la rédaction fut interrompue par sa mort, le 17 avril 1790. Il fut enterré à Philadelphie au cimetière de Christ Church, où sa tombe est toujours l'objet de la vénération publique. » Claude Fohlen.
Précieux exemplaire de l'édition originale collective des œuvres de Benjamin Franklin imprimé sur grand papier vélin.
Rare exemplaire contenant « Observations sur les sauvages du nord de l'Amérique. » et l’un de ceux diffusés par Bodoni, qui se distinguent par l'ajout de son catalogue in fine.
