Kritik der Urteilskraft
Rare édition originale de ce texte fondamental de Kant, « l’ouvrage majeur de la philosophie esthétique ».
Exemplaire conservé dans son cartonnage de l’époque.
In-8 de LVIII et 476 pp., (1) f.
Cartonnage brun, étiquette avec titre manuscrit au dos. Reliure de l’époque.
196 x 120 mm.
Kant, Emmanuel. Kritik der Urteilskraft.
Berlin und Libau, Lagarde und Friedrich, 1790.
Rare édition originale de ce texte fondamental d’Emmanuel Kant.
« La Critique du Jugement d’Emmanuel Kant, souvent appelée « troisième Critique », est considérée comme l’ouvrage majeur de la philosophie esthétique ».
« Guidé par la philosophie critique, Kant reprend et résout d’une manière originale tous les problèmes de la philosophie des Lumières qui l’avaient occupé jadis, du religieux au politique. C’est ainsi qu’entre 1785 et 1790 paraissent les deux autres grandes « Critiques » ; la Critique de la Raison Pratique (1788) […] et la Critique de la Faculté de juger (1790) » (Dictionnaire des Auteurs).
« Véritable lieu de la politique kantienne selon Hannah Arendt, émergence d’une pensée de la communication selon Jürgen Habermas ou Karl Otto Apel, la dernière des trois Critiques constituait ainsi, surtout, la réponse la plus subtile de la modernité à l’antirationalisme naissant » (Alain Renaut).
Kant examine notre faculté de jugement, la manière dont nous jugeons une œuvre et mène une réflexion inédite sur la nature du Beau.
La faculté de juger relie le particulier et l’universel. Kant l’étudie dans sa Critique de la faculté de juger afin de mettre en cohérence les usages théoriques et pratiques de la raison, qui fondent respectivement la connaissance et la morale.
Kant appelle jugement esthétique les « jugements de goût » et remarque que, même si ils sont fondés sur nos sentiments subjectifs, ils ont aussi prétention à une validité universelle. Nos sentiments sur la beauté diffèrent de nos sentiments sur le plaisir ou la morale en ce qu’ils sont désintéressé
s. Car si nous cherchons à posséder des objets agréables et cherchons à promouvoir la bonté en morale, la beauté est recherchée pour elle-même. C’est ce désintéressement, selon Kant, qui rend les jugements de goût universels : « Est beau ce qui plaît universellement sans concept ».
« Quand je dis que quelque chose est beau, j’énonce un jugement de goût, jugement dont la nature est aussi paradoxale qu’étonnante. S’il prétend être universel, le jugement de goût ne peut pourtant pas être démontré » (Kant).
Bel exemplaire conservé dans son cartonnage de l’époque.



