Mémoires
Témoignage capital de l’un des acteurs de l’Histoire de France.
« Le jeune marquis de La Fayette est arrivé en Amérique à l'âge de 19 ans, prêt à servir la cause de la liberté dans la Révolution américaine. Il est rapidement devenu membre de la famille militaire de Washington et, au fil des ans, leur relation est devenue celle d'un père et de son fils adoptif. »
Précieux exemplaire de l’édition originale des Mémoires du Général La Fayette offert à Georges Washington Caster avec envoi autographe en tête du premier volume.
6 volumes in-8 de (2) ff., VIII, 495 pp. ; (2) ff., 504 pp. ; (2) ff. ; 520 pp. ; (1)
f., II, 448 (1) pp. 1 carte ; (2) ff., 544, (1) pp. ; (2) ff., 814 pp.
Demi veau rouge, dos orné de filets à froid et dorés, décor à froid, qq. ff. brunis, rousseurs habituelles à cette édition. Étuis. Belle reliure de l’époque.
208 x 126 mm.
La Fayette, Gilbert du Motier, Marquis de. Mémoires, correspondances et manuscrits du général Lafayette, publiés par sa famille.Paris, H. Fournier, Leipzig, Brockhaus & Avenarius (sauf pour le tome 3 qui est à la seule adresse de Paris), 1837-1838.
Édition originale des œuvres du héros des deux mondes, éditées par F. de Corcelles.
Les six volumes renferment la correspondance, les proclamations, discours et actes divers de La Fayette, ainsi que des fragments de mémoires.
On trouve ainsi, au tome 4, Mes rapports avec le Premier Consul, écrits entre 1804 et 1807. L'éditeur annonce en tête avoir publié "ces manuscrits sans aucun commentaire et les remettre intacts entre les mains des amis de la liberté.
L'exemplaire est bien complet de la carte gravée des opérations de la Virginie en 1781, qui manque parfois.
La vision politique du marquis de La Fayette au sujet de l'indépendance américaine : « [Les troubles américains] ne furent bien connus en Europe qu'en 1776, et la mémorable déclaration du 4 juillet y parvint vers la fin de la même année. Après s'être couverte de lauriers et enrichie de conquêtes, après avoir maîtrisé toutes les mers, insulté toutes les nations, l'Angleterre avait tourné son orgueil contre ses propres colonies. [… ]. Les Américains, attachés à la mère-patrie, se bornèrent d'abord à des plaintes ; [… ] ils furent taxés d'insolence, ensuite de rébellion, et déclarés enfin ennemis ; de manière que l'entêtement du roi, la passion des ministres, et l'arrogance du peuple anglais, forcèrent treize de leurs colonies à se rendre indépendantes. Jamais si belle cause n'avait attiré l'attention des hommes ; c'était le dernier combat de la liberté [… ] ; ce grand ouvrage devait s'élever, ou les droits de l'humanité se perdaient sous ses ruines. En même temps les destins de la France et ceux de sa rivale allaient se décider ; l'Angleterre se voyait enlever, avec les nouveaux États [américains], un grand commerce tout à son avantage [… ]. Mais se réunissait-elle à ces treize colonies, c'en était fait de nos Antilles et de nos possessions d'Afrique et d'Asie, de notre commerce maritime, et par conséquent de notre marine, enfin de notre existence politique. » (Mémoires, correspondance et manuscrits du général de La Fayette, publiés par sa famille, Paris, H. Fournier, 6 vol., 1837-1838, tome I, p. 8-9).
Mémoires autant estimés que rares renfermant des fragments autobiographiques reliés par une correspondance considérable.
Dans les Mémoires, l’un de plus important est celui intitulé « Mes rapports avec le Premier Consul », document de premier ordre sur Napoléon.
On y trouve aussi la démocratie royale de 1789, le journal des Etats-Généraux…
Précieux exemplaire de ces mémoires témoignage capital de l’un des acteurs de l’Histoire de France.
Précieux exemplaire offert par Edmond de La Fayette, le petit-fils du général, à Georges Washington Caster avec cet envoi autographe sur le titre du premier volume « offert à Mr Washington Caster par Edmond La Fayette ».
George Washington Caster est né vers 1842, en Pennsylvanie, aux États-Unis. Il a eu au moins un fils et trois filles avec Mary Ann Stephens. Il a vécu à Perry Township, Armstrong, Pennsylvanie, Etats Unis en 1870 et à Chartiers Township, Washington, Pennsylvanie, Etats-Unis en 1900. Il est décédé en 1911, à Washington, Pennsylvanie, Etats-Unis, à l’âge de 70 ans.



