Le Code Noir

Paris, Prault, 1767.
Prix : 6 000 €

Le fameux Code noir « fondamental pour l’histoire de l’esclavage et des colonies françaises de l’Amérique ».

In-12 de (4) ff. et 468 pp. (mal chif. 446).
Basane havane marbrée, dos à nerfs orné, coupes décorées, tranches rouges, restaurations, (2) ff. coupés en marge sans atteinte au texte. Reliure de l’époque.

128 x 80 mm.

[Esclavage]. Le Code noir, ou recueil des reglemens rendus jusqu’à présent. Concernant le Gouvernement, l’Administration de la Justice, la Police, la Discipline & le Commerce des Negres dans les Colonies Françoises. Et les Conseils & Compagnies établis à ce sujet.
Paris, Prault, 1767.

Édition en partie originale du fameux Code noir, fondamental pour l’histoire de l’esclavage et des colonies. 
Sabin, 14125.

Dernière édition citée par Sabin et très certainement la plus complète de ce texte fondamental qui régula pendant un siècle la traite des noirs, elle regroupe 31 textes, déclarations, lettres patentes, édits et ordonnances.

Le première édition, parue en 1685, ne comptait que 14 pages ; au fil des éditions, le Code noir fut développé et augmenté de règlements relatifs à Saint-Domingue (1685), au Sénégal (1698), à la Louisiane (1721) etc.

« L’édit de Louis XIII qui déclarait les nègres esclaves ordonnait en même temps que tous les sauvages convertis à la foi chrétienne fussent réputés naturels français, capables de tous les droits et honneurs possédés par les autres nationaux. Ceci prouve que le préjugé de la couleur, si heureusement nommé par Grégoire la noblesse de la peau, n’était pas alors consacré. Il ne l’est pas non plus dans le Code noir, cette charte coloniale donnée par Louis XIV ».
Le premier Code noir fut créé par la loi du mois de mars 1685, réglant dans les colonies françaises le sort des esclaves et des affranchis.

Le code de 1685 reconnaissait à l’homme noir une âme et à l’homme blanc le droit de traiter l’homme noir avec la dernière sauvagerie.

L’esclavage en France fut définitivement aboli le 4 mars 1848, après une première abolition décrétée par la Convention en février 1794

Précieux exemplaire préservé dans sa reliure de l’époque.