Les folies du siècle
Édition originale de ce roman historique et philosophique satire des évènements de la Révolution.
Exemplaire unique enrichi des 7 aquarelles originales de l’auteur coloriées à la main à l’époque.
L’exemplaire porte cet envoi de la main de l’auteur : « A Monsieur le Comte de Corbière, hommage de l’auteur ».
In-8 de (2) ff., 299 pp., (1) p. de table, 1 frontispice et 6 figures.
Maroquin vert à grain long, roulette florale dorée encadrant les plats, dos lisse orné de motifs dorés à la marotte et à la plume, tranches dorées. Reliure de l’époque.
209 x 121 mm.
Lelarge de Lourdoueix, Jacques Honoré. Les folies du siècle. Roman philosophique orné de sept caricatures.
Paris, Pillet, 1817.
Édition originale de ce roman historique et philosophique satire des évènements de la Révolution.
Quérard, V, 56 ; Barbier, IV, 22526 ; Archives philosophiques, politiques et littéraires, II, 355-361 ; A. F. Nettement, Histoire de la Restauration, VI, p.102.
L’exemplaire porte cet envoi de la main de l’auteur : « A Monsieur le comte de Corbière, hommage de l’auteur ».
« La raison domine dans cet ouvrage et c’est une raison à la fois forte et gaie, morale et libérale. L’auteur se moque beaucoup de beaucoup de gens, et un peu de lui-même ; mais, à travers sa moquerie, perce un esprit sérieux, trop ferme pour ne pas dédaigner l’incapacité et l’ineptie, même quand elles se présentent alliées à la force ; trop éclairé pour se laisser prendre à l’hypocrisie dont se couvrent aujourd’hui tant d’intérêts personnels. Ajouterons-nous que les dessins de ses caricatures sont pleins de grâce et de vérité ? Tout est bon quand il s’agit de rendre la raison populaire ».
Exemplaire unique enrichi de 7 aquarelles à pleine page de l’auteur coloriées à la main à l’époque:
- L’aristocrate revoyant les exactions révolutionnaires : « Alors les brigands paraîtront au milieu des ruines ».
- Napoléon sur l’île d’Elbe utilisant Croquemitaine : « Nous mangerons encore cinq à six Rois… ».
- L’aristocrate entouré de deux révolutionnaires : « Il faut vous aimer tous comme des frères ! ».
En frontispice est insérée une aquarelle représentant l’auteur regardant à la lanterne magique la France déchirée entre révolutionnaires et aristocrates.
- « Ne voyez-vous pas s’avancer à pas de géant tous ces fantômes de l’ancienne monarchie ? Ne voyez-vous pas reparaître l’aristocratie sous les traits de la propriété... ».
- « Honneur à la noblesse française dont tu nous souffles les souvenirs… Je te salue aimable vent du sud-est qui souffle en ce moment ».
« M. de Lourdoueix, un des polémistes les plus remarquables du temps, habile à serrer le nœud d’un syllogisme, maniant la haute raillerie, et l’un des principaux rédacteurs de La Gazette de France s’était très vivement engagé contre la chambre de 1815 dans son écrit Les folies du siècle » (A. F. Nettement).
M. de Lourdoueix était la bête noire du Conservateur, journal de Chateaubriand.
Publiciste et journaliste, Jacques Honoré Lelarge de Lourdoueix (1787-1860) est employé dans les bureaux de la préfecture d’Anvers. Il rentre en France à la suite des évènements de 1814 et écrit dans le Mercure et la Gazette de France.
Il devient rédacteur du Spectateur destiné à soutenir le ministère Decazes.
Polémiste ardent, il se plaça parmi ceux qu’on appelait alors les « voltairiens de la droite » qui s’efforçaient d’allier les traditions religieuses et légitimistes avec les tendances philosophiques et libérales de leur époque. C’est ainsi qu’au moment où les autres partis se bornaient à demander une simple réforme électorale, M. de Lourdoueix mettait en avant le principe de la souveraineté du peuple et réclamait le suffrage universel.
Précieux exemplaire conservé dans sa reliure en maroquin vert à grain long de l’époque, enrichi de 7 aquarelles originales de l’auteur colorées à l’époque et dédicacé par celui-ci.
Jacques-Joseph, comte de Corbière (1766-1835) fut nommé président du Conseil royal de l'Instruction publique en 1820, et ministre de l'intérieur dans le cabinet de Richelieu, puis dans celui de Villèle en 1821 (contre la liberté de la presse). Anobli, comte en 1822, il fut favorable à l'envoi de troupe pour la guerre d'Espagne en 1823. Il se retira en 1830, sur sa terre d'Amanlis au milieu de ses livres et de ses collections, où il mourut en 1853. Il fut membre de la Société des bibliophiles français.

















