Les vrayes centuries et propheties
« Édition particulièrement recherchée des amateurs » des Centuries et Prophéties de Nostradamus qui influencèrent Ronsard.
« Elle est fort rare et se vend très cher » (Eugène Bareste).
Bel exemplaire conservé dans sa séduisante reliure en maroquin rouge ancien attribuable à Derome.
In-12 de (1) f. bl., (4) ff., (12) ff., 158 pp., (1) f. bl.
Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos lisse orné de fleurons dorés, coupes ornées, tranches dorées. Reliure du XVIIIe siècle attribuable à Derome.
131 x 74 mm.
[Nostradamus] Notre Dame, Michel de, dit. Les vrayes centuries et prophéties de Maistre Michel Nostradamus. Où se voit représenté tout ce qui s’est passé, tant en France, Espagne, Italie, Alemagne, Angleterre, qu’autres parties du monde… Avec la vie de l’Autheur.
Amsterdam, Jean Jansson, 1668.
« Jolie édition qui se joint à la collection des Elsevier » (Brunet).
« Jolie édition, bien imprimée » (Rahir).
« Le frontispice représente l’incendie de Londres de 1650 et le supplice de Charles Ier. C’est un des plus jolis volumes de la collection des Elsevier » (Morgand et Fatout).
Brunet, IV, 105 ; Willems, n°1797 ; Caillet, III, n°8074 ; Dorbon, n°3275 ; Chomarat-Laroche, « Bibliographie Nostradamus », n°246 ; Benazra, « Répertoire chronologique nostradamique », n°77 ; Nostradamus, E. Bareste, pp. 249-261.
« L’édition originale parue en 1555 ne contenait que trois centuries complètes et une quatrième avec cinquante-trois quatrains seulement » (Dictionnaire des Œuvres).
« Les amateurs recherchent particulièrement l’édition qui porte le titre suivant : « Les vrayes centuries et prophéties…1668 » ornée d’un titre gravé sur lequel on remarque la décapitation de Charles Ier, en 1649, l’incendie de Londres en 1668, et d’un portrait du prophète. Elle fait partie de la collection des Elsevier et est recherchée des amateurs ; elle est plus complète que celle de Pierre Leffen. On a eu le tort de ne pas y mettre l’Epitre à César. Elle est fort rare et se vend très cher » (Eugène Bareste).
« Le contenu et le style du recueil imitent les oracles versifiés de la pythie de Delphes et de la sibylle de Cumes, car Nostradamus, en homme de la Renaissance, renoue avec l’Antiquité classique ; l’ambigüité des oracles grecs s’y combine avec des jeux d’esprit dont le XVIe siècle est friand. Il y a plus cependant dans les Prophéties qu’un recueil d’énigmes ; il y a une fresque grandiose des misères humaines. On retrouve dans les Prophéties les préoccupations de l’heure : Genève et la religion réformée, Soliman et la menace turque, les guerres d’Italie, les intrigues papales, la monarchie anglaise, les duels, les emprisonnements, les scandales… Les Prophéties ont joui d’une grande popularité durant plus de quatre cents ans et ont été maintes fois réimprimées » (Dictionnaire des Œuvres).
Nostradamus (1503-1566) se met au service du roi Henri II et de Catherine de Médicis. Il regagne la Provence où viennent le visiter Charles IX et la reine mère ; c’est alors qu’il aurait prédit l’avènement d’Henri de Béarn, le futur Henri IV.
Les Centuries seront une source d’inspiration pour les poètes de la Pléiade. Dans son Elégie à Guillaume des Autels gentilhomme charrolois, Ronsard fait référence à Nostradamus.
Précieux exemplaire conservé dans sa séduisante reliure en maroquin rouge ancien.





