De l'Esprit des Loix
Édition originale de premier état - rarissime - sur quatre.
Lors de son enquête, Catherine Volpilhac-Auger a répertorié 9 exemplaires de premier état dans des dépôts publics, pour un seul en mains privées.
2 volumes in-4 de I/ (4) ff., I-XXIV, 522 pp., (1) f. ; II/ (2) ff., I-XVI, 564 pp. (1) f.
Veau fauve marbré, dos orné, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge et citron, tranches rouges, charnières frottées. Reliure de l'époque.
238 x 182 mm.
Montesquieu, baron de. De l'Esprit des Loix. Ou du rapport que les Loix doivent avoir avec la Constitution de chaque Gouvernement, les Mœurs, le Climat, la Religion, le Commerce, &c.
Genève, Barrillot & Fils, s.d. [1748].
Premier état rarissime de l'errata (sur quatre), l’un des rarissimes répertorié en mains privées.
Lors de son enquête, Catherine Volpilhac-Auger n’avait répertorié que 9 exemplaires dans des dépôts publics le possédant, pour un seul en mains privées.
Dangeau, p. 15. - Gébelin, « La Publication de l'Esprit des lois », in Revue des bibliothèques, XXXI, pp. 125 158, Tchemerzine, t. IV, p. 929.
Édition originale originale de l'un des textes fondamentaux de la pensée politique du siècle des lumières. Elle a été imprimée à Genève dans les derniers jours du mois d'octobre 1748.
Œuvre maîtresse de Montesquieu, ce traité de science politique est le fruit des observations recueillies par l’auteur lors de son voyage en Europe entre 1728 et 1731 sur les constitutions des pays qu'il visita et les mœurs de leurs habitants. Montesquieu y analyse les différents types de gouvernement (république, monarchie et despotisme) et les lois politiques, économiques, sociales et religieuses qui les régissent.
Distinguant, selon les degrés de liberté qu'ils comportent, trois formes de gouvernement, la république (démocratie et aristocratie), la monarchie et le despotisme, Montesquieu fonde la science politique moderne en analysant la forme de chaque gouvernement pour découvrir les lois propres, c'est-à-dire fondamentales, à chacun, et en déduire les lois positives que chacun de ces gouvernements doit adopter (En français dans le texte, n°138).
L'ouvrage fut mis à l'Index le 29 novembre 1751 et fut condamné par la Sorbonne.
Précieux exemplaire.
Il possède le très rare premier des quatre errata imprimés connus.
Catherine Volpilhac-Auger, dans son article Un auteur en quête d'éditeurs ? Histoire éditoriale de l'œuvre de Montesquieu, 2011, p. 66, a décrit quatre errata différents qui peuvent se rencontrer dans l'édition originale de L'Esprit des loix.
Le premier errata comporte 35 corrections, envoyées par Montesquieu à Genève, où il a été imprimé sur deux feuillets, un par volume. Cet errata a été copié par Prault, les 35 corrections sur un seul feuillet, lorsqu'il imprima pour Barillot l'édition de Paris, parue en janvier 1749.
Deux autres errata existent, qui comprennent 40, puis 47 corrections. Notre exemplaire possède le très rare premier errata.



