De Civitate Dei

Saint Augustin

La Cité de Dieu : première édition donnée par J. Amerbach et première édition avec commentaire. 
Premier tirage de la gravure sur bois représentant Saint-Augustin rédigeant La Cité de Dieu. 
Bâle. J. Amerbach, 13 février 1489.

2 ouvrages reliés en 1 volume in-folio de 86 ff. (collation: a-d8, e-k6-8 l-m6, sur colonne double, 54-55 lignes, 66 lignes pour l’index et le poème, caractères gothiques ; 268 pp. (collation: a10 b-p8 q-y A-16.8 K-L6 M8 N6 08, sur colonne double, 54 lignes de texte et 63-65 de commentaires et d’index, caractères gothiques, figures sur bois, initiales, le dernier f. doublé.

Peau de truie estampée sur ais de bois, dos à nerfs, titre calligraphié sur étiquette au dos.

Reliure du XVIIè siècle.

304 x 220 mm.

Augustinus Aurelius. De civitate dei (with commentary by Thomas Waleys and Nicolaus Trivet).

Basel, Johann Amerbach, 13 February 1489,

Précédé de : Augustinus Aurelius. De Trinitate.

(Basel), Johann Amerbach, 1489.

Première édition de La Cité de Dieu donnée à Bâle par Johann Amerbach, vraisemblablement éditée par Sébastien Brandt, avec les commentaires des Dominicains d’Oxford, Thomas Waleys (1314-1350) et Nicholas Trevet (1297-1334).

GW 2887; HC 2064; Goff A-1243 ; Pellechet 1559 ; BSB-Ink A-861 ; Polain (B) 365 ; IGI 978. IBP 98; IBP 633 ; Voullième (B) 447 ; Ohly-Sack 304 ; Hubay, (Eichstatt), 105 ; Madsen 401 ; Schreiber 393 ; Schramm XXI, S. 26 ; BMC III, 751 ; Walsh 1171 ; Wilhelmi, Brant-Bibliographie.

Cette édition est la première commentée, elle est aussi la première à présenter ce fameux grand bois montrant Saint-Augustin écrivant son livre, première œuvre importante gravée sur bois par le maître de « Haintz Narr ».

In “The City of God” theology is shown in relation to the history of mankind and God’s action in the world is explained. The book remained authoritative until the seventeenth and eighteenth centuries, when Bossuet was the last “Augustinian” historian. The idea of international law was partly derived from the book; Grotius cites St Augustine. Both Luther and Calvin took Augustine as the foundation of Protestantism next to the Bible itself” (PMM, 3 (for the 1467 edition)).

« La Cité de Dieu » est l’apologie du Christianisme, écrite par Saint-Augustin (374-430) vers la fin de sa vie. C’est à la fois une philosophie de la société humaine dans son devenir historique, une métaphysique de la société et une interprétation de la vie individuelle et sociale, à la lumière des principes fondamentaux du Christianisme. Le livre fut écrit en réponse à l’accusation formulée par les Païens en 410, qui prétendaient que le sac de Rome, infligé par les Goths d’Alaric, était la conséquence de l’abandon du culte des dieux traditionnels, abandon qui avait été imposé par le Christianisme. Cette histoire a exercé une influence profonde sur toutes les époques et sur tous les individus curieux et inquiets de leur propre destin. C’est pourquoi, de Bossuet à Balbo, tous ceux qui se sont à nouveau penchés sur le problème de l’histoire, se sont tournés vers Saint-Augustin ; c’est pourquoi, malgré le développement des sciences théoriques, « la Cité de Dieu » reste encore un livre vivant, qui ne cesse de trouver des lecteurs. Ce fut le premier livre imprimé en Italie (1467, à Subiaco) et nous savons combien ensuite l’Humanisme en sentit le charme profond, comme le sentirent aussi les Réformateurs, Pascal et Kierkegaard ».

Ce chef-d’œuvre chrétien d’une grande précocité exerça une influence considérable tant sur la pensée médiévale que sur la pensée de la Renaissance.

Luther, Calvin, Voltaire, et nombre de théologies et de philosophies furent inspirées par cet écrit majeur.

Comme la Bible, La Cité de Dieu fut utilisée comme support et comme source de développement de points de vue opposés tant théologiques, qu’historiques, politiques et philosophiques.

« His work of the City of God marks the transition of Christianity from adolescence to maturity. It influenced radically the theology and philosophy, the political doctrines and economic precepts of the Middle Ages » (Encyclopaedia of Social Sciences).

Une grande figure gravée sur bois (197 X 142 mm) attribuée au maître de Haintz-Narr représente Saint-Augustin rédigeant son ouvrage, alors que s'opposent à ses pieds la Cité de Dieu à la Cité de Satan.

The woodcut representation of Augustine at his desk and the battle between Babylon and Syon on the verso of the title page of De Civitate Dei is the first known work attributed to the Master of Haintz-Narr, the anonymous woodcutter responsible for a number of woodcut illustrations in Sebastian Brant's Das Narrenschjff, Basel, Johann Bergmann, de Olpe, 11 February 1494.

Haintz-Narr is considered by Winkler to be the best woodcut artist in Basel before Durer (F. Winkler, Durer, 1951).

Provenance : Vitus Carolus (1621-1637), doctor in theology, a student in Eismerzell in 1621 and then parson at the Spitalkirche in Dillingen, at Holkzheim b. Ulm in 1627, and at Höchstadt in 1637, his inscription « Ex lib. M. Viti Caroli s. Ulmae co-emptis 1627 » on the first leaf of De civitate Dei, an identical ownership note found in a copy of Thomas Aquinas Glossa continua super evangelia. Venice; Bonetus Locatellus for Octavianus Scotus, 4 June 1493, and a copy of Gregory I, Moralia, sive Expositio in Job, Basel, Nicolaus Kesler, 1496 (Oxford, Bodleian Library, Inc. c. 14.1493.3 and Auct. 5Q 4.36 respectively).

Franz Töpsl (1711-1796) provost of Polling, diocese of Augsburg in Bavaria, Augustinian Canons, SS. Jacobus, Salvator and S. Crux, his usual book-plate removed from the upper pastedown : Augustinian Canons of Polling : the Royal Library. Munich, sold as a duplicate. "Duplum" inscribed in dark brown ink on upper pastedown and "S. I. N. 119-353 op. I: 354 op. II" marked in pencil on upper flyleaf.

Bel exemplaire revêtu d’une belle reliure ancienne en peau de truie.

Vendu