De Trinitate.
Précieuse et très rare édition originale incunable de « l’œuvre majeure de Saint-Augustin » (S. Th. Pinckaers).
Superbe et précieux exemplaire imprimé sur papier fort, aux initiales rubriquées à la plume, enrichi d’annotations manuscrites latines en marge, conservé dans sa reliure en peau de truie estampée de l’époque.
In-folio de 105 ff.
Peau de truie sur ais de bois estampée à froid, fermoirs, dos à nerfs orné. Reliure de l’époque.
400 X 280 mm.
Saint-Augustin. De Trinitate.
Strasbourg, Imprimeur d’Henricus Ariminensis, vers 1474.
Très précieuse et très rare édition originale incunable de l’œuvre majeure de Saint-Augustin. (Servais Th. Pinckaers, Les sources de la morale chrétienne).
Hain-Copinger, 2034 ; GW, 2925 ; Goff, A-1342 ; Proctor, 319 ; Pellechet, 1540 ; BMC, I, 78 ; BSB-Ink, A-876 ; CIBN, A-720 ; CBB, 415 ; CIH, 395 ; IC, 882 ; IBP, 656 ; IDL, 509 ; IGI, 1053 ; Deckert, 69 ; Günther, 2635 ; Madsen, 427 ; Oates, 132 ; Ohly-Sack, 329 ; ISTC ia01342000 ; Bodleian Library, A-560.
Imprimée sur deux colonnes, cette édition originale est due aux talents de l’imprimeur d’Henricus Ariminensis.
Although Kurt Ohly sought to identify the printer of Henricus Ariminensis with Georg Reyser (Gutenberg Jahrbuch 1956, pp. 121-140; 1957, pp. 48-60), the three types attributed to this press have independent histories.
Books printed in Ariminensis type 1 are now associated with Heinrich Eggestein.
At least three of them have printed registers of quire incipits, as do many of Eggestein's books.
An edition of Bartholomaeus de Chaim, Interrogatorium seu confessionale printed in Animinensis type 1 (Goff B-155) has a quire register printed in Eggestein's types 2 and 5, and an Eggestein edition of Ludolph of Saxony (Goff L-337) uses Ariminensis type 1 as a heading type (cf. Doheny I, 19).
Composé pendant les années 400 à 416, le Traité est considéré comme la plus importante des œuvres dogmatiques du grand docteur de l’Eglise.
Dans les deux premiers livres Saint-Augustin prouve par les Saintes Ecritures l’unité et l’égalité des trois personnes de la Trinité, ce qui n’empêche pas le Fils et le Saint-Esprit d’être des « envoyés » du Père. Dans le livre IV il nous entretient de la mission du Fils.
« Il était réservé à saint Augustin de faire la synthèse la plus éclatante de la pensée grecque et de la pensée chrétienne. Dans son livre magistral De Trinitate il veut éclairer le mystère de la Trinité divine par l’analyse de la conscience et éclairer l’énigme de la conscience par la référence à la trinité.
Dans cet ouvrage, saint Augustin qui fait appel « à l’Ecriture, puis à la raison » n’est pas exempt de libéralisme. » (M. Piclin).
Le plus illustre des Pères de l’Eglise latine, saint Augustin (Aurelius Augustinus) (354-430) alla étudier la rhétorique à Madaure puis à Carthage où il fréquenta l’école d’éloquence.
A dix-huit ans la lecture de l’Hortensius de Cicéron l’éveilla à la philosophie.
L’étude de la sagesse païenne l’amena à prendre connaissance de la doctrine chrétienne : il lut les Ecritures.
Il lut les « platoniciens » (ou plutôt les néoplatoniciens, très probablement Plotin) et y trouva sur l’essence divine et la nature du mal des notions qui lui ouvrirent des voies nouvelles
C’est alors qu’eut lieu la crise décisive : un jour qu’il était allé chercher la solitude dans un jardin il crut entendre une voix qui lui disait : « Tolle, lege » (Prends, lis). Il y vit un ordre divin et, ouvrant les Epîtres de Saint Paul au hasard, tomba sur ce passage : »Ne passez pas votre vie dans les festins et dans les souleries, ni dans la débauche et les coucheries… mais revêtez-vous de notre Seigneur Jésus-Christ ». Il se retira, écrivit ses dialogues philosophiques et fut baptisé par saint Ambroise.
Il vendit le peu de bien qu’il possédait et en distribua le produit aux pauvres ; et il exigea de ceux qui désiraient le suivre qu’ils en fissent autant.
Il se vit confier la mission de prêcher qu’il remplit avec ardeur et succès jusqu’à sa mort.
Vers 396 il fut acclamé évêque d’Hippone.
Vers 400 il avait entrepris la rédaction de son grand traité philosophique Sur la Trinité, auquel il travailla quinze années durant.
Saint Augustin développa l’idée que la fin des temps n’était pas imminente ; il reprit la thèse de Platon sur l’existence de deux mondes : l’un intelligible et vrai et l’autre vraisemblable qui ne serait qu’une copie du premier.
Selon Augustin, c’est du monde divin que descend la lumière visant à éclairer les âmes de chacun.
Superbe exemplaire imprimé sur papier fort, immense de marges, aux initiales rubriquées à la plume et enrichi d’annotations manuscrites latines en marge, conservé dans sa reliure de l’époque en peau de truie estampée.
Provenance : Fratri Carthusiensis



