La Cité de Dieu
La meilleure édition de La Cité de Dieu du siècle de Louis XIV.
Précieux et bel exemplaire cité par Brunet, relié en maroquin à la Duseuil de l’époque, provenant des bibliothèques De Bure, J. Charles Brunet, H. Bordes, Mme Delessert et Edouard Rahir.
Paris, 1675.
2 volumes in-8; maroquin rouge, plats ornés d’un double encadrement de triple filet doré décor à la Duseuil, dos à nerfs richement orné, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées.
Reliure de l’époque.
185 x 122 mm.
Saint Augustin. La Cité de Dieu de Saint Augustin traduite en Français et revue sur plusieurs anciens manuscrits.
Paris, 1675.
La meilleure édition duXVIIe siècle et la plus belle imprimée sous le règne de Louis XIV.
Brunet, I, 560 ; Catalogue Edouard Rahir, V, n° 1229.
« Edition estimée, on préfère cette édition à celle de 1701, aussi en 2 volumes in-8 » (Brunet).
“In “The City of God” theology is shown in relation to the history of mankind and God’s action in the world is explained. The book remained authoritative until the seventeenth and eighteenth centuries, when Bossuet was the last “Augustinian” historian. The idea of international law was partly derived from the book; Grotius cites St Augustine. Both Luther and Calvin took Augustine as the foundation of Protestantism next to the Bible itself” (PMM, 3 (for the 1467 edition)).
« La Cité de Dieu est l'apologie du christianisme. C'est à la fois une philosophie de la société humaine dans son devenir historique, une métaphysique de la société et une interprétation de la vie individuelle et sociale, à la lumière des principes fondamentaux du christianisme. Le livre est écrit en réponse à l'accusation formulée en 410 par les païens, qui prétendent que le sac de Rome, infligé par les Goths d'Alaric, a pour cause l'abandon du culte des dieux traditionnels, abandon imposé par le christianisme.
Ce texte a exercé une influence profonde sur toutes les époques et sur tous les individus curieux et inquiets de leur propre destin. C'est pourquoi, aussi, dans les polémiques du Moyen Âge entre la papauté et l'empire, on a voulu puiser dans cette œuvre (identifiant faussement la cité de Dieu avec l'Église empirique et la cité du monde avec l'État concret) ; c'est pourquoi, de Bossuet à Balbo, tous ceux qui se sont à nouveau penchés sur le problème de l'histoire se sont tournés vers Saint-Augustin ; c'est pourquoi, malgré le développement des sciences théoriques, La Cité de Dieu reste encore un livre vivant, qui ne cesse de trouver des lecteurs. Ce fut le premier livre imprimé en Italie (1467, à Subiaco) et nous savons combien ensuite l'humanisme en sentit le charme profond, comme le sentirent aussi les Réformateurs, Pascal, Kierkegaard ».
Précieux et très bel exemplaire, le plus cher cité par Brunet, provenant des bibliothèques de Bure avec mention calligraphiée, Brunet, Bordes, avec ex-libris, Mme Delessert et Edouard Rahir.
Brunet mentionne que cette édition estimée cotait 10 à 15 F OR en 1860 et que le présent exemplaire De Bure fut adjugé 10 fois ce prix lors de la vente de cette collection, soit 150 F OR. Il fut, lors de la vente Brunet vendu 200 F OR.
