Kan Menneskets frie Villie bevises af dets Selvbevidsthed?

Schopenhauer, Arthur
Trondhjem, Tonnes Andreas Hoeg, 1840.

« Les hommes sont responsables de ce qu'ils font mais innocents de ce qu'ils sont. A l'homme d'assumer le hasard de ce qu'il est. Le caractère est un destin ».

Rare édition originale du célèbre essai sur le libre arbitre d’Arthur Schopenhauer, « le plus grand philosophe depuis Kant » (Wagner).

Bel exemplaire, à toutes marges, partiellement non coupé, conservé dans sa brochure d’origine.

In-4 de (1) f., 127 pp., (1) f.
Exemplaire à toutes marges, partiellement non coupé, couverture muette de papier marbré de l’époque.

226 x 182 mm.

Schopenhauer, Arthur. Kan Menneskets frie Villie bevises af dets Selvbevidsthed ? [Le libre arbitre peut-il être démontré par le témoignage de la conscience de soi ?].
Trondhjem, Tonnes Andreas Hoeg, 1840.

Rare édition originale du célèbre essai de Schopenhauer sur le libre arbitre.

Titre et préface en norvégien ; texte de l’ouvrage en allemand.

"The scarce first printing of Schopenhauer's "On the Freedom of Human Will", which constitutes one of Schopenhauer's greatest successes, one of the works of which he was the most proud, and the work that was awarded the large gold medal from the Royal Norwegian Society of Sciences, being an answer to the proposed question from the Society "Is it possible to demonstrate human free will from self-consciousness ?".

En 1839, la Société Royale de Norvège met au concours cette question : "Le libre arbitre peut-il être démontré par le témoignage de la conscience de soi ?".
Schopenhauer se porte candidat, rédige Über die Freiheit des menschlichen Willens et décroche le prix le 26 janvier 1839. Cet essai sera réédité en Allemagne en 1841 et traduit en français, en 1877, par Salomon Reinach, sous le titre Essai sur le libre arbitre.

Schopenhauer démontre que l'homme est incapable d'agir par lui-même et il relègue au rang de mirage cette mystérieuse faculté appelée libre arbitre. L'homme est prisonnier de lui-même. La seule liberté dont il puisse disposer est une connaissance approfondie de soi. Vision aussi très moderne de la condition humaine. Les hommes sont responsables de ce qu'ils font mais innocents de ce qu'ils sont.
« Ma volonté ne dépend absolument que de moi seul ! Je peux vouloir ce que je veux : ce que je veux, c'est moi qui le veux ». Schopenhauer décrit ainsi l'esprit naïf qui se contente de regarder les choses à la surface. « Mais de quoi dépend la volonté elle-même ? », demande le philosophe. Dans son Essai sur le libre arbitre, le penseur de Francfort pose d'entrée de jeu comme solution à l'énigme du libre arbitre que « l'homme est un être déterminé une fois pour toutes par son essence, possédant comme tous les autres êtres de la nature des qualités individuelles fixes, persistantes, qui déterminent nécessairement ses diverses réactions en présence des excitations extérieures. »
Schopenhauer montre que l'action de chacun est régie à la fois par des motifs (qui sont extérieurs à l'homme et dont il n'a aucun contrôle) et par son moi c'est à dire son essence (inchangeable et fixée préalablement).

Schopenhauer's work is generally accepted as being one of the most brilliant and elegant treatments of free will and determinism. He clearly and elegantly distinguishes between the freedom of acting and the freedom of willing. His conclusion is that human beings do have the freedom of acting, whereas they do not have the freedom of willing, since they are completely determined by the way that their bodies react to outside stimuli and causes.

Bel exemplaire, à toutes marges, partiellement non coupé, conservé dans sa brochure d'origine.

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