De la Nature Humaine

Hobbes, Thomas

« C’est un livre à lire et à commenter toute sa vie » (Diderot).
De la nature humaine : très rare édition originale française de cet ouvrage fondamental de Hobbes.
Exemplaire non rogné, conservé broché, tel que paru.

In-8 de (2) ff., IV pp. et 171 pp., exemplaire non rogné, brochure d’attente.

165 x 105 mm.

Hobbes, Thomas. De la nature humaine, ou Exposition des facultés, des actions & des passions de l’Ame, & de leurs causes déduites d’après des principes philosophiques qui ne sont communément ni reçus ni connus. Ouvrage traduit de l’Anglois (par Holbach).

Londres (Amsterdam, M. M. Rey), 1772.

Très rare édition originale française de cet ouvrage de Hobbes qui exerça une influence décisive sur la philosophie politique des Lumières.

Vercruysse, 1772 D2 ; Tchemerzine-Scheler, III, 729 ; Conlon, 72 : 860 ; Peignot, Livres Condamnés, p. 221 ; R. Darnton, The Corpus of Clandestine Literature in France 1769-1789, 465.

Cette traduction réalisée par le baron d'Holbach fut condamnée et interdite à l’époque.

Elle demeure l’unique traduction française qui ait été faite du traité "The Human Nature" de Hobbes publié en Angleterre en 1650.

Late in 1640, Hobbes fled to France because he feared persecution for his royalist sympathies. There he spent time in Paris philosophical circles that included Descartes, Gassendi, and Mersenne. In 1650-51 Hobbes 1640 manuscript was published in two parts, Human Nature and De Corpore Politico

(Martinich, p. 119).

Diderot lut pour la première fois le traité de la Nature humaine de Hobbes en 1772, cinq années après la publication des dix derniers volumes de l’Encyclopédie ; il ne pouvait se consoler, dit Naigeon, de n’avoir pas connu plus tôt ce traité sublime de Hobbes, dont la lecture avait fait sur lui une impression vive et profonde. « J’en suis sorti, de ce traité de la Nature humaine, écrit-il à Naigeon ; que Locke me parait diffus et lâche ; La Bruyère et La Rochefoucauld pauvres et petits en comparaison avec ce Thomas Hobbes ! C’est un livre à lire et à commenter toute sa vie ».

« Hobbes, dans ce livre, s’est proposé d’examiner quelles sont les facultés de l’homme, et il en reconnaît deux espèces : celles du corps et celles de l’esprit (…) Si l’homme est un être sensible, uniquement occupé de son intérêt, de son plaisir, lequel consiste principalement dans la jouissance, il est raisonnable de penser que chacun, entraîné par cette impulsion naturelle qui nous porte à rechercher ce qui nous plait et à fuir ce qui nous déplait, doit rencontrer dans son semblable un concurrent ou un ennemi ; de là, entre tous les hommes, un état de rivalité, d’hostilité, de guerre, et par la suite une défiance réciproque qui les oblige à se défendre, à s’unir, à former une société » (P. L. Lezaud).

The fundamental nature of Hobbes's speculation has stimulated philosophers from Spinoza to the school of Bentham, who reinstated him in his position as the most original political philosopher of his time’ (PMM).

Exemplaire à toutes marges, conservé broché, tel que paru.

Vendu