La Pucelle d'Orléans.
Première édition avouée et autorisée par Voltaire de La Pucelle d’Orléans, ce chef-d’œuvre du siècle des Lumières qui fut condamnée par décret le 20 janvier 1757.
Magnifique exemplaire conservé dans son maroquin rouge de l’époque aux chiffres et pièces d’armes du marquis de la Villette qui épousa la fille adoptive de Voltaire.
In-8 de (2) ff., VIII et 358 (sic pour 354) pp., 20 planches gravées.
Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos lisse orné de pièces d’armes, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque.
196 X 119 mm.
Voltaire. La Pucelle d’Orléans, poeme, divisé en vingt chants, avec des notes.
1762.
Première édition avouée et autorisée par l’auteur de l’un des chefs-d’œuvre du siècle des Lumières, attaque de Voltaire contre la superstition et la religion.
Elle est illustrée de 20 figures gravées par Gravelot, non signées, en premier tirage.
Bengesco, I, 488 ; Lewine, 558 ; Cohen, 1029.
L’ouvrage était d’abord paru en 1755, à Louvain, en 15 chants.
Cette édition est largement augmentée : « Le poème est précédé de la Préface composée pour cette édition, qui comporte également de nouveaux chants : VIII, IX, XVI, XVII et XVIII tandis que le chant XX, correspondant à l’ancien chant de l’âne, a été presque entièrement refait. En outre, de nombreuses additions et corrections ont été apportées. Enfin, des notes sont ajoutées au bas des pages » (Voltaire à la B N, 1902).
Tout en multipliant les copies de ce poème, dont l’une était par lui-même envoyée à Mme de Pompadour en juillet 1755, il se plaignait de leur existence au lieutenant général de police et le priait de faire des recherches à ce sujet.
La Pucelle a été condamnée par décret de la cour de Rome du 20 janvier 1757.
« Cette satire ne respecte rien ni personne… Aucun scrupule d’ordre moral ne trouble l’inspiration allègre de Voltaire ; c’est cette désinvolture étincelante jointe à la vivacité de la satire qui fait de la Pucelle un chef-d’œuvre » (Dictionnaire des Œuvres).
Magnifique exemplaire conservé dans son maroquin rouge de l’époque au chiffre et pièces d’armes du marquis de la Villette.
Provenance exceptionnelle : le marquis de la Villette épousa la fille adoptive de Voltaire.
« Charles-Michel marquis de Villette (1736-1793) se maria à Ferney en novembre 1777 avec la fille adoptive de Voltaire. Grand ami de Voltaire, il aimait les lettres et les arts et forma une somptueuse bibliothèque » (O. Hermal, plche 2403).
