Calendrier de la République française

Paris, Imprimerie nationale, l’An second de la République [1793].

« Le temps enfin ouvre un nouveau livre à l'histoire... » (Michelet).

Rare édition originale du calendrier républicain, instauré sous la Terreur à partir de 1793 et abandonné par Napoléon en 1806.

Exemplaire non rogné conservé dans sa brochure d’origine.

In-8 de 28 pp., 31 pp. et 2 planches dépliantes, constituant « l’annuaire ou calendrier pour la seconde année de la République Française.

213 x 137 mm.

Convention Nationale. Calendrier de la République française, précédé du décret sur l'ère, le commencement et l'organisation de l'année, et les noms des jours et des mois, avec une instruction qui en fait connoître les principes et l'usage. Imprimé par ordre de la Convention Nationale. Suivi de l’Annuaire ou Calendrier pour la seconde année de la République française.
Paris, Imprimerie nationale, l’An second de la République [1793].

Rare édition originale du calendrier républicain, instauré sous la Terreur et abandonné par Napoléon Ier en 1806.
Monglond, II, 967.

Édition originale, imprimée par ordre de la Convention Nationale.

« Sur le titre vignette sur bois d’après Prudh’on » (Monglond).

Le calendrier républicain, ou calendrier révolutionnaire français, est un calendrier créé pendant la Révolution française et utilisé de 1792 à 1806, ainsi que brièvement durant la Commune de Paris.

Il entre en vigueur le 15 vendémiaire an II (6 octobre 1793), mais débute le 1er vendémiaire an I (22 septembre 1792), jour de proclamation de la République, déclaré premier jour de l'« ère des Français ».

Comme le système métrique, mis en chantier dès 1790, ce calendrier marque la volonté des révolutionnaires d'adopter un système universel s'appuyant sur le système décimal, qui ne soit plus lié à la monarchie ou au christianisme, en remplacement du calendrier grégorien.

Outre le changement d'ère (renumérotation des années), il comprend un nouveau découpage de l'année, et de nouveaux noms pour les mois et les jours. L'année du calendrier républicain était découpée en douze mois de trente jours chacun (soit 360 jours), plus cinq jours complémentaires les années communes ou six les années sextiles, ajoutés en fin d'année.

Ce calendrier républicain permettait en particulier de supprimer les nombreuses fêtes chômées de l'Ancien Régime, et de remplacer le jour de repos dominical par un jour de repos décadaire.

Le 21 septembre 1792, les députés de la Convention, réunis pour la première fois, décidèrent à l'unanimité par acclamation de l'abolition de la royauté en France et le lendemain 22 septembre 1792, la Convention nationale décréta que « Tous les actes publics sont désormais datés à partir de l'an I de la République ».

C'est le 20 septembre 1793 que Charles-Gilbert Romme, rapporteur du groupe de travail nommé par le Comité d'instruction publique, présente devant la Convention ce qui deviendra bientôt le calendrier républicain.

Les noms des mois et des jours furent conçus par le poète Fabre d'Églantine avec l'aide d'André Thouin, jardinier du jardin des plantes du muséum national d'histoire naturelle. Chaque nom de mois rappelle un aspect du climat français ou des moments importants de la vie paysanne. Chaque jour était caractérisé par le nom d'un produit agricole, d'une plante, d'un animal ou d'un outil en lieu et place des noms de saints du calendrier traditionnel.

Un tableau de concordance et un cadran horaire sont repliés à la suite de l'Annuaire ou calendrier pour la seconde année de la République française.

Exemplaire non rogné.

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