Carte des routes de Postes de l'Empire Français

[Napoléon Ier]
Paris, 1813.
Prix : 12 000 €

Fort rare « Carte des Routes de Postes de l’Empire Français pour l’année 1813 » conservée dans son étui en maroquin rouge de l’époque aux armes de l’Empereur Napoléon Ier.

La fondation Napoléon conserve la carte similaire pour l’année 1812.

Très grande carte gravée sur cuivre par Pierre-Antoine Tardieu, avec rehauts de couleurs à la main, in-plano (125 x 143 cm), découpée en pièces entoilées de soie grège, et repliée au format in‑8 ; le tout placé dans un étui-boîte de maroquin grenat à grain long, encadrement de palmettes dorées sur les plats avec armoiries impériales et titre dorés, dos fileté et fleuronné ; notice de catalogue collée à l'intérieur de l'étui. Étui-boîte en maroquin armorié de l'époque.

197 x 130 mm (dimensions de l’étui).

[Napoléon Ier]. Carte des routes de Postes aux armes de Napoléon Ier. Carte des routes des postes de l'Empire Français ; du Royaume d'Italie et de la Confédération du Rhin dressée par ordre du Conseil d'Administration des Postes et Relais gravée par P.-A.-F. Tardieu, graveur des Postes Impériales. 
Paris, 1813.

Territoires couverts : Cette carte administrative et routière détaille le réseau de transport de l’Empire français à son apogée territoriale, incluant le royaume d’Italie été la Confédération du Rhin.

Elle permettait de planifier les relais de poste, essentiels pour la rapidité des courriers impériaux, les déplacements des troupes et les communications économiques au sein du Grand Empire.

La poste de l'Empire est « inventée » par le grand commis Gaudin. Celui-ci a fait carrière dans les bureaux des finances depuis 1775 sous Calonne et Necker. Nommé commissaire des postes par le Directoire, il devient ministre des Finances dès le 18 Brumaire et le restera pendant tout l'Empire. C'est lui qui rompt définitivement avec le système de la Ferme et assure la mainmise du ministère des Finances sur la poste. Il aura sous ses ordres d'abord Laforest, commissaire des postes puis, à la fin du Consulat, Lavalette, qui porte jusqu'en 1815 le titre de directeur général des postes. Il est à noter que Louis-François Legrand, secrétaire général des postes, entré dans l'administration sous l'Ancien Régime, qui sera mis à la retraite sous la Seconde Restauration, assure durant toute la période la continuité de l'administration.

Les Maîtres de poste. Toute l'efficacité de la poste aux lettres repose sur les maîtres de poste qui sont 1 400 sur tout le territoire qui entretiennent environ 16000 chevaux et rémunèrent 4000 postillons. Si Gaudin ne rencontre pas trop de difficultés dans la réorganisation de la gestion unique que représente la ferme des postes transformée en régie, il est difficile d'agir sur les maîtres de poste qui représentent autant d'entreprises indépendantes que l'État ne peut ni ne veut racheter.

Si l’Empire accorde tant de soins au rétablissement du service des postes, c'est qu'il le considère comme un instrument de gouvernement. L'Empereur est très sensible à l'exactitude des courriers ; en 1802, par exemple, ayant établi sa résidence à Saint- Cloud, il crée une liaison avec la capitale qui prévoit le départ quotidien de cinq courriers à cheval. Le règlement précise que la remise des plis doit se faire en moins d'une heure pour les dépêches de Saint-Cloud à Paris et moins d'une demi- heure pour des dépêches de Paris à Saint-Cloud.

Superbe carte gravée et fort bel étui en maroquin rouge à grain long de l’époque orné d’une roulette d’encadrement dorée, de la mention « Carte des Postes 1813 » frappée en lettres d’or et des armoiries de l’Empereur Napoléon Ier sur le plat supérieur.