[Constitution des États-Unis]. Recueil des loix constitutives des colonies angloises...

Suisse (Paris), les libraires associés, 1778.

Très rare et important premier recueil publié en France de la déclaration d’Indépendance de 1776 et des constitutions des États-Unis d’Amérique.

Précieux et séduisant exemplaire, à toutes marges, conservé dans ses brochures d’attente en beau papier dominoté de parution.

In-12 de (12), 370 pp. couverture de papier dominoté, titre calligraphié au dos, exemplaire à toutes marges. Brochure d’attente de l’époque.

182 x 112 mm.

Constitution des États-Unis. Recueil des loix constitutives des colonies angloises, confédérées sous la dénomination d'États-Unis de l'Amérique septentrionale. Auquel on a joint les Actes d’indépendance, de Confédération & autres actes du Congrès général, traduit de l’anglois. Dédié à M. le docteur Franklin.
Suisse (Paris), les libraires associés, 1778.

The earliest collection of American state constitutions printed in France.

"First collected edition, compiled by Regnier." Howes R-111.

The edition was printed in Paris and not in Switzerland. Using a imprint outside of France was done by the French printer, so that the French government could disassociate itself from a book that might be deemed as not expressing the official government's viewpoint.

Édition originale française des textes fondateurs de la Constitution des États-Unis d'Amérique dont la déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776 et les Constitutions de six états rédigées avant 1777, publiée l’année du traité d’alliance franco-américain de 1778 « qui donna une légitimité monarchique à l’enthousiasme français pour la nouvelle république américaine ».

Ce recueil fut imprimé à Paris sous deux fausses adresses : « Philadelphie, Louis Cellot & Jombert » et « En Suisse chez les libraires associés ».

Il s’agit de la première édition séparée de la déclaration d’Indépendance publiée en 1776 dans la revue « Nouvelles extraordinaires de divers endroits ».

« Les Loix que j’ai rassemblées m’ont paru un des plus beaux monuments de la sagesse humaine ; elles constituent la Démocratie la plus pure qui ait encore existé ; elles semblent déjà faire le bonheur des Peuples qui s’y sont soumis ».

Cette édition française réunit les premiers textes législatifs promulgués en 1776 dont le dénombrement des Treize colonies, l’Acte d’Indépendance et les Constitutions de la Pennsylvanie, du « Nouveau Jersey », du Delaware, du Maryland, de la Virginie et de la Caroline méridionale.

Très rare et important premier recueil publié en France de la déclaration d’Indépendance de 1776 et des constitutions des Etats-Unis d’Amérique.

Dans l'histoire de l'Occident, les deux « révolutions atlantiques », l'américaine et la française, occupent une place à part : l'une et l'autre se veulent exceptionnelle et pourtant, l’une suivant l'autre de peu, elles entretiennent entre elles une relation historiquement privilégiée.
Quoi qu'on en dise souvent en effet, la culture française avec toute sa spécificité n'est pas sans filiation, sans lien direct ou indirect avec l’histoire des Etats-Unis. Ainsi, la Déclaration d'indépendance de 1776 eut, au-delà du rôle spécifique qu'elle était appelée à jouer, un retentissement immédiat auprès des lecteurs français qui y virent un texte d'une immense portée philosophique et politique pour une vision utopique de l'avenir. À peine était-elle adoptée par les dirigeants révolutionnaires américains, en août 1776, treize années avant que les Français n'accomplissent leur propre Révolution, que la Déclaration d'indépendance traversa l’Atlantique et qu'elle fut traduite et publiée.
La plupart des traductions françaises de la Déclaration d'indépendance et des constitutions des différents États fédérés ont paru au moment où la cause de la Révolution américaine suscitait l'enthousiasme en France. L'intérêt français pour l’Amérique glissait alors d'une lecture anthropologique des Américains comme « peuple primitif » et de l’Amérique comme « utopie », à la vision révolutionnaire d'un « peuple libre ». S'y ajoutaient les intérêts de la France dans sa longue rivalité avec l'Angleterre. « L'Amérique avait à peine déclaré son indépendance et nos politiques voyaient déjà clairement que la ruine de l'Angleterre et la prospérité de la France devaient être la conséquence nécessaire de cette heureuse révolution », remarqua plus tard Condorcet.

Précieux et séduisant exemplaire, à toutes marges, conservé dans ses brochures d'attente en papier dominoté.

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