Correspondance d'Orient

Michaud, Joseph-François - Poujoulat, Baptistin
Paris, Ducollet, 1833-1835.
Prix : 25 000 €

« L’histoire des livres ayant appartenu à Stendhal et si miraculeusement échappés à la destruction… » (Del Litto Victor).

L’exemplaire de Stendhal relié sur ses ordres avec ses initiales H.(enry) B.(eyle) frappées or en queue des dos.

7 volumes in-8 ; demi-veau blond, dos lisse orné avec chiffre H.B. en queue, rares rousseurs. Reliure de l’époque.

202 x 125 mm.

Michaud, Joseph-François et Poujoulat, Baptistin. Correspondance d'Orient 1830-1831.
Paris, Ducollet, 1833-1835.

Édition originale.

De tendance ultra, rédacteur en chef du journal royaliste La Quotidienne que Stendhal exécrait, Michaud a écrit une monumentale Histoire des Croisades (1812-1822), avant de devenir, sous la Restauration, le collaborateur de Poujoulat pour l'aider à la rédaction de l'Histoire des Croisades. Financé par Charles X, le voyage en Orient que les deux historiens entreprennent en 1830 les mène en Grèce, à Constantinople et à Jérusalem, Ils rentrent séparément en France - Poujoulat en passant par la Syrie, Michaud par l'Egypte : ils publient l'échange de leurs lettres en 1831.

Provenance : Stendhal (chiffre H[enri] B[eyle] en queue du dos) ; Bibliothèque Adolphe Paupe (notice imprimée) ; Jacques Lacan (annotation au crayon en tête du premier volume : "Cet ouvrage a appartenu à Stendhal il porte son chiffre au pied de la reliure"), puis par descendance.

« Stendhal a vécu par et pour les livres. Le livre le passionne par ce qu'il contient et par ses fonctions multiples. Dans la plupart des testaments rédigés par Stendhal - ils sont au nombre de 37 - il est question de ses livres. Aussi peut-on dire que l'histoire des livres ayant appartenu à Stendhal, et si miraculeusement échappés à la destruction, n'est pas le chapitre le moins intéressant de la vie posthume de l'auteur de la Chartreuse de Parme. » (Del Litto Victor).

« L’acquisition récente d'un exemplaire du Lord Byron de Louise Swanton Belloc, ayant appartenu à Stendhal, nous permet de rectifier une erreur dans le "Catalogue des livres dépendant de la succession de M. Beyle, Consul de France à Civita-Vecchia et déposés à l'ambassade" qu'a publié M. Ferdinand Boyer. »
Les deux volumes, reliés en demi-veau marron et ornés de dorures et de fers à froid, portent au bas du dos les initiales "H. B. » que Stendhal avait coutume de faire ajouter aux livres reliés sur ses ordres. » (Thomas R. Palfrey, New York).

L’exemplaire de Stendhal relié à ses initiales frappées or en queue des dos.