Mémoires pour servir à l'Histoire de France, sous Napoléon, écrits à Sainte-Hélène
Édition originale précieuse et rare des « Mémoires de l’Empereur Napoléon Ier », l’un des livres fondateurs de la légende napoléonienne, conservé dans ses reliures de l’époque ornées de l’aigle impérial couronné frappé 24 fois.
Paris, Firmin Didot, 1823-1825.
6 tomes en 8 volumes in-8 de : I/ IX, 392 pp., (1) f. ; II/ (2) f., 8 pp., 396 pp. ; III/ XI., 359 pp. (1) f. ; IV/ (3) ff., 489 pp. ; V/ XII, 467 pp. ; VI/ (2) ff., 532 pp. ; VII/ (2) ff., 428, (1) f. ; VIII/ (2) ff, 556 pp. Ill de 8 pl. facsimile et 6 cartes gravées dépliantes h.t.
Demi-basane havane, dos lisses insolés ornés et dorés de l’aigle impérial.
Reliure de l’époque ornée de l’aigle impérial couronné et doré frappé 24 fois.
216 x 130 mm.
NAPOLEON Ier (1769-22 juin 1815) Gourgaud, Gaspard. Montholon, Charles Tristan.
Mémoires pour servir à l’histoire de France, sous Napoléon, écrits à Sainte-Hélène. Par les généraux qui ont partagé sa captivité…
Paris, Firmin Didot, 1823-1825.
Edition originale raredes Mémoires authentiques de l’Empereur Napoléon Ier.
L’un des livres fondateurs de la légende napoléonienne, œuvre personnelle de l’Empereur tel que cela ressort de la préface des éditeurs :
« Depuis sept ans on a beaucoup écrit sur Napoléon : chacun a voulu dire ce qu’il savait ; beaucoup ont dit ce qu’ils ne savaient pas.
Lors de son abdication à Fontainebleau, il avait dit aux débris de ses vieilles phalanges, J’écrirai les grandes choses que nous avons faites ensemble ; mais les événements qui se succédèrent avec rapidité et amenèrent le 20 mars, ne lui permirent pas d’écrire ses Mémoires à l’île d’Elbe ; ce n’est qu’à Sainte-Hélène qu’il put tenir la parole qu’il avait donnée à Fontainebleau.
Il écrivait rarement lui-même ; il s’impatientait de ce que sa plume se refusait à suivre la rapidité de sa pensée.
Lorsqu’il voulait écrire la relation d’un événement, il faisait faire des recherches par les généraux qui l’entouraient ; et lorsque tous les matériaux étaient rassemblés, il leur dictait d’improvisation.
Napoléon relisait ce travail et le corrigeait de sa propre main ; souvent il le dictait de nouveau ; plus souvent encore, il recommençait toute une page dans la marge. Ces manuscrits, recouverts de son écriture, ont été conservés avec soin, parce que rien de ce qui vient d’un homme si extraordinaire ne sera indifférent aux yeux de la postérité, et que d’ailleurs ces manuscrits précieux sont une preuve irrécusable d’authenticité.
En publiant ces Mémoires, nous ne craignons pas qu’on nous assimile à ces éditeurs d’ouvrages, destinés à réveiller la haine et à irriter les partis. Ici, tout porte le caractère sévère de l’histoire ; et, de tout ce qu’on pourra publier sur notre mémorable époque, les Mémoires de Napoléon seront les pièces les plus importantes et les plus remarquables : monument honorable pour la gloire française, et plus propre à calmer les passions qu’à les exciter. Cet ouvrage est écrit avec l’impartialité qu’exige l’histoire… ».
Précieux et bel exemplaire complet – le dernier tome fut publié en 1825 – conservé dans ses reliures impériales de l’époque ornées de 24 aigles couronnés et dorés.



