Du grand et loyal devoir
L’une des sources fondamentales pour l'histoire des débuts des guerres de religion et « l'un des meilleurs pamphlets du temps contre les Guises ».
Édition originale rarissime du célèbre « livre des marchands ».
Précieux exemplaire revêtu d’un élégant maroquin rouge de Derome le jeune, vers 1780.
In-8 de 12 ff. et 205 pp.
Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos lisse finement orné, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure de Derome le Jeune, vers 1780.
154 x 103 mm.
La Planche, Louis Regnier, Sieur de (1530-1580). Du grand et loyal devoir, fidélité et obéissance de messieurs de Paris envers le Roy & Couronne de France addressee à Messieurs Claude Guyot, seigneur de Charmeaux, conseiller du Roy, & maistre ordinaire en sa chābre des comptes à Paris, & Prevost des Marchans, Iehan de Sueur bourgeois, marchant & cōseiller de ville, Pierre Preost esleu pour le Roy en l’élection de Paris, Iehan Sanguin secrétaire du Roy & de la maison de France, & Iehan Meraut aussi bourgeois & marchant. Escheuins de laditte ville de Paris.
S. l., s. n., 1565.
Édition originale rarissime du célèbre « livre des marchands ».
L’une des sources fondamentales pour l'histoire des débuts des guerres de religion et « l'un des meilleurs pamphlets du temps contre les Guises ».
« Ouvrage composé à l’occasion du différend qui survint en 1564 entre le cardinal de Lorraine et le maréchal de Montmorency, alors gouverneur de Paris. Ce différend donna lieu à plusieurs écrits » (Brunet).
Manifeste d’un « Montmorenciste », patriote loyaliste et antilorrain. On y trouve décrit, sous forme de conversation entre les marchands des Innocents et de la Rue Saint-Denis, l’entrée du cardinal de Lorraine à Paris, le 6 janvier 1565 : l’intervention du maréchal de Montmorency et la fuite des Guisards. C’est sans doute un des meilleurs pamphlets de cette époque. (Haag VIII, 401-403 Hauser, 1956- Hauser, S.H.F 1956 Cioranescu XVI, 19129 (1052).
« Louis Régnier de La Planche, gentilhomme parisien, calviniste et confident du connétable de Montmorency, a composé cet ouvrage devenu fort rare. Des divers historiens contemporains qui retracent les annales de la France après la mort de Henri II, Régnier de la Planche est un des plus intéressants.
Sa partialité pour la réforme éclate à chaque page, mais comme avant tout il est honnête homme, il ne fait jamais à ses opinions le sacrifice d'une vérité. Son style est clair, souvent pittoresque, sa narration animée et plus rapide que celle de la presque totalité des auteurs de l'époque. Un juge un peu favorable signale dans cet ouvrage « des réflexions profondes, des observations fines, des comparaisons ingénieuses et même des discours éloquents, une merveilleuse érudition historique et une connaissance complète de la législation française ». Au surplus, Régnier de la Planche joua un rôle dans les événements qu'il relate. À la suite de la conjuration d'Amboise, Catherine de Médicis eut avec lui un entretien dont le but était de chercher à connaître les intentions du connétable de Montmorency et du parti huguenot. Le cardinal de Lorraine voulait assister invisible à cette entrevue, où Régnier de la Planche montra beaucoup de fermeté et d'indépendance. De Thou le qualifie d'homme « très versé dans les affaires » et très habile dans les négociations ». Br-T.
« André Du Chesne (Bibliothèque des autheurs qui ont escrit l'histoire et topographie de la France, 2ème édit., 1627, p. 92) dit également : « La Planche, ministre, est tenu pour autheur de cette histoire. » On admet d'ordinaire que ce La Planche doit être identifié avec Louis Régnier de La Planche qui, d'après La Croix du Maine, est l'auteur probable du livre intitulé Du grand et loyal devoir.... de messieurs de Paris envers le roy et couronne de France, 1565.
J.-A. de Thou, dans un passage du XXVe livre de son Histoire universelle (éd. française, 1734, III, 514), dit que le sieur de La Planche était neveu de Jean Du Tillet et l'un des confidents du duc de Montmorency. L’historien protestant qui a raconté le règne de François II parle très longuement de Jean Du Tillet (pp. 365-378). Rien, certes, n'indique qu'il y eût entre eux un lien de parenté, et cette parenté, si elle existait, ne pouvait être proche ; mais les développements dans lesquels entre l'auteur anonyme sont caractéristiques. Du Tillet ne lui était pas indifférent : s'il poursuivait en lui un catholique fanatique, peut-être avait-il aussi contre lui quelque rancune de famille. Quant aux relations de La Planche avec le duc de Montmorency, J.-A. de Thou ne fait que reproduire les termes employés par notre historien en parlant de Régnier de La Planche. » (Cat. James de Rothschild n° 2149).
Fort bel exemplaire relié en maroquin rouge deDerome le jeune.



