Manuscrit autographe signé de Léon Blum relatif aux accords de Munich
« Sommes-nous ce soir plus près ou plus loin de la guerre ? Ma plume hésite tandis que j’écris ces mots. En mon âme et conscience je continue d’espérer… Hitler est tenu de répondre. Il ne peut pas se taire. La Paix ne peut pas être assassinée en silence comme un passant surpris au coin d’un bois » (Léon Blum).
Important manuscrit autographe signé de Léon Blum témoin des Accords de Munich.
Manuscript memorandum on the Munich Agreement setting out his opinions of the Munich Agreement whereby Britain and France allowed Germany to annex the Sudetenland region of Czechoslovakia, 7 pages, 4to, [September 1938], signed "Leon Blum" at end.
Blum, Léon. Manuscrit autographe signé de Léon Blum relatif aux accords de Munich.
Septembre 1938.
Léon Blum (1872-1950) was Prime Minister of France in the late 1930s; he was the first Socialist Prime Minister in France.
Une Conférence se tient à Munich les 29 et 30 septembre 1938 pour discuter des revendications nazies contre la Tchécoslovaquie. Un accord est signé par Hitler, Neville Chamberlain, Mussolini et Édouard Daladier.
Blum parle d’une « guerre des nerfs » et du souhait de la France et de l’Angleterre de trouver une solution pacifique. La proposition de Roosevelt à l’Allemagne et à la Pologne pour la médiation par un tiers et pour une conférence générale impliquant tous les États concernés a été rejetée par Hitler.
Le 8 septembre, pendant les négociations et avant la signature des accords, Léon Blum s'exprime ainsi : « il n'est pas possible que la souveraineté et l'indépendance de la Tchécoslovaquie lui soient maintenant arrachées lambeau par lambeau. […] Ce qui est en cause, c'est le sort de l'Europe, le sort de la liberté en Europe, Grande-Bretagne et France comprises ». Le jour de la réunion de la conférence, le 20 septembre, il pense que « la guerre est probablement écartée. Mais dans des conditions telles que moi, […] je n'en puis éprouver de joie et que je me sens partagé entre un lâche soulagement et la honte ».
A la signature des Accords de Munich Léon Blum se dirait partagé entre "un lâche soulagement et la honte".
Dans la nuit du 29 au 30 septembre 1938, les accords de Munich sont signés en Allemagne pour «éviter la guerre». Ils clôturent la Conférence des Quatre, réunie à l'initiative du dirigeant italien Benito Mussolini pour régler pacifiquement le conflit qui oppose Adolf Hitler et la Tchécoslovaquie. Les signataires -le Duce, le Premier ministre britannique Arthur Neville Chamberlain, le Français Édouard Daladier, président du Conseil et Adolf Hitler- actent la cession des Sudètes au profit du IIIe Reich.
Édouard Daladier est acclamé au Bourget par une foule soulagée. Même chose pour Chamberlain à Londres. Mais Winston Churchill lucide rétorque: « Vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ».
De fait à Munich, la France et l'Angleterre n'ont pas stoppé Hitler et se sont inclinées devant lui. En mars 1939, en violation complète des accords de Munich, Hitler termine le démembrement de la Tchécoslovaquie. Puis aux Sudètes succède l'invasion du pays le 1er septembre 1939. La Seconde Guerre mondiale éclate.
Lorsque la paix mène à la guerre. La France va s’enliser dans un gouffre dont la brèche s'est ouverte à Munich en 1938.
Important et poignant manuscrit autographe signé de Léon Blum témoin des Accords de Munich.
