Lettres édifiantes et curieuses

Paris, 1780-1783.
Prix : 15 000 €

L’édition de référence des relations de voyages des pères Jésuites en Amérique, aux Indes, au Levant et en Chine, illustrées de 54 estampes dont 42 cartes et planches dépliantes.

26 volumes in-12, veau granité, filet à froid autour des plats, dos à nerfs orné, pièces de titre et de tomaison en maroquin, tranches jaspées. Reliure de l'époque.

168 x 97 mm.

Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères. Nouvelle édition. Mémoires du Levant, Mémoires d’Amérique, Mémoires des Indes, Mémoires de la Chine.
Paris, 1780-1783.

Volumes vi to ix inclusive, relate to America. J. R. Bartlett’s Catalogue of J. C. Brown’s Library gives a copious list of the contents of each volume. This edition is generally preferred to the original, because it has the advantage of being systematically arranged. “Fontenelle said ‘that he had never read a work which answered better to its title’. Of the accuracy of those ‘Lettres’ and the works of Du Halde and Gaubit, the author has often heard the late Sir G. Staunton speak in the highest terms.” Charles Butler – (Sabin. 40698)

« Of the great value of these “Lettres”, as illustrating the early history and settlement, not only of Canada, but of Central New York, Ohio, Michigan, Illinois, and Wisconsin, it is unnecessary to speak. These “Lettres” were collected by the Fathers Le Gobien, Du Halde, Ingoult, De Neuville, and Patouillet. For the missions among the American Indians, Charlevoix refers to volumes x, xi, xii, xiii, xvii, xx and xxiii ; see his notice in “Liste des Auteurs”. See also Shea’s “Charlevoix”, Sabin’s “American Bibliopolist”, and a very full history of the “Lettres Edifiantes” in Backer’s “Bibliothek de la Comp. de Jésus, octavo edition, vol. II., appendice, and in the folio edition, 1857-60, vol. III, cols. 1737-53, Backer gives in detail the contents of the edition of 1838 ; and in cols. 1753-1860, he gives the contents of the German version and extension of the “Lettres”” (Sabin 40697 à propos de l’édition 1702-1776).

Cette seconde édition de 1780-1783 « est généralement préférée à l’ancienne, parce qu’elle a sur cette première l’avantage d’avoir été mise en ordre : 60 à 72 fr., et beaucoup moins quand les cartes et fig. n’y sont pas » (Brunet III-1028). Elle est ici complète des 54 estampes.

Quatre volumes traitent exclusivement de l’Amérique (vi à ix) : Ils sont illustrés d’une carte dépliante de la Mer de Californie, d’une carte dépliante des côtes du Pérou et du Chili, d’une carte dépliante de la Terre de feu et du détroit de Magellan, d’une grande carte dépliante de l’Amazone, d’une grande carte dépliante du Paraguay, d’une autre du Cap Français, de la Mission des Moxes dans le Pérou etc.

Six volumes décrivent l’Inde et onze volumes sont consacrés à la Chine.

Le Père Le Gobien donne de curieux détails sur les missions de la Californie, le soulèvement des pueblos de Taraumara.
Fort curieuse lettre contenant un précis de l’établissement des Français à la baie de Hudson.

Renferme des notices intéressantes sur les Illinois et les Sioux.

Très intéressant pour les missions de l’Amérique du Nord, principalement chez les indiens Abnaquis.
Sur Saint-Domingue et ses habitants.
Contient l’histoire de la colonie française des Natchez sur les bords du Mississipi.
Description de la Guyanne et principalement des rives de l’Oyapoc.
Etat de la colonie mœurs des sauvages entre l’Oyapoc et le Maroni.
Mœurs des Indiens.

Lettre importante, en partie sur les langues des Indiens.

Remarquable exemplaire complet conservé dans ses élégantes reliures de l’époque, destiné à la famille d’Hauteville.

Originaire de France - de Lacaune, dans le diocèse de Castres -, Philippe Cannac (1672-1750), d’une famille de banquier huguenot, quitte le pays après la révocation de l’Édit de Nantes pour se réfugier en Suisse dans le domaine d’Hauteville.
Pierre-Philippe Cannac meurt en 1785 et laisse le domaine à son fils aîné, M. de St-Légier. Sa petite fille, Anne-Philippine-Victoire épouse Daniel Grand de la Chaise (1761-1828) et hérite du domaine en 1794. C'est à ce moment que le jeune couple décide de prendre le nom de Grand d’Hauteville.
Au début du XIXe siècle, sous l’impulsion de Daniel et Victoire, le château d’Hauteville devint un lieu de société et d’attractions mondaines.