Préliminaire de la Constitution française

Sieyès, l'abbé

« Sieyès contribua à déclencher la Révolution et y mit fin » (En français dans le texte).

Edition originale fort rare de ce texte fondamental de l’abbé Sieyès qui pose les bases de la future Constitution

et de la Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen à venir.

Exemplaire entièrement non rogné conservé dans sa brochure d’attente de l’époque.

In-8 de 43 pp.

Brochure d’attente rose de l’époque.

222 X 132 mm.

Sieyès, Emmanuel Joseph. Préliminaire de la constitution française. Reconnaissance et exposition raisonnée des Droits de l’Homme & du Citoyen. Par M. l’Abbé Sieyes.

Versailles, Ph. D. Pierre, Juillet 1789.

Edition originale de ce texte fondamental de l’abbé Sieyès qui pose les bases de la future Constitution et de la Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen à venir.

Monglond, I, 130-131 ; Martin & Walter IV, 31643 ; Desessarts, p.122 ; Sieyès et sa pensée, p.317, n°14 ; La France littéraire, J. S. Ersch, p.275 ; En français dans le texte, 186.

Édition originale fort rare, non citée par Tourneux. Elle se distingue des éditions postérieures publiées en quelques semaines ; elles comportent 37 et enfin 42 articles (Conlon, Le Siècle des Lumières XXVI, n° 10948 : l'exemplaire de la BN a les pages 12-21 seulement).

« L'oracle de la science politique » joua un rôle fondamental dans le champ de la réflexion constitutionnelle.

Sieyès estime que la Déclaration des droits doit s'émanciper du modèle américain par un projet plus audacieux. Sa rédaction des 32 articles présentés au comité de l'Assemblée, les 20 et 21 juillet, devait légitimer et assurer la souveraineté de la représentation nationale.

À bien des égards, le texte de l'oracle voyait plus loin que le texte adopté.

Le comité de constitution demanda à Sieyès le 16 juillet 1789 une déclaration des droits qu’il lui présenta le 20, sous le titre de Préliminaire de la Constitution française, suivi d’une reconnaissance et exposition des droits de l’homme et du citoyen, imprimé par ordre du comité, le 20 juillet 1789.

« La séparation et une bonne constitution des pouvoirs publics sont la seule garantie qui puisse préserver les nations et les citoyens du malheur extrême », souligne Sieyès dans ce texte qui illustre sa théorie politique libérale.

L’auteur affirme qu’un trop grand pouvoir concentré entre les mains de ceux qui gouvernent ou confié aux organes de l’Etat constitue une menace pour l’ordre, la sureté et la liberté des individus.

En peu de temps cet inconnu devient l’un des hommes les plus populaires du royaume. Nommé député du Tiers de Paris, Sieyès joue aussitôt un rôle de tout premier plan. Dans le conflit des trois ordres, sa position est aussitôt prise ; il engage le Tiers à délibérer seul et décide de l’adoption du titre d’Assemblée Nationale Constituante. Il avait participé à la rédaction du Serment du Jeu de paume. A la Constituante il fut l’une des personnalités les plus marquantes ; ses interventions dans l’élaboration de la Constitution sont bien connues.

« Pour Sieyès, les droits de l’homme sont avant tout les droits de l’individu. La liberté, l’égalité et la propriété sont les valeurs cardinales de cette vision libérale de l’ordre social » (A. Tyrsenko).

« Sieyès est l’inventeur de la représentation moderne et d’une pratique politique sur laquelle nous n’avons cessé de vivre. A cet égard, il est l’un des pères de notre droit public. » (En français dans le texte).

Exemplaire entièrement non rogné conservé dans sa brochure d’attente de l’époque.

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