Almanach des Muses - La Marseillaise
L’année 1793 de l’Almanach des Muses est la plus recherchée : elle contient l’édition originale de la Marseillaise.
Précieux et bel exemplaire, l’un des rares sur papier de Hollande, admirablement conservé dans son état originel, broché, non rogné, à toutes marges
In-12 de (2) ff., 262 pp.
Brochure de l’époque, exemplaire à toutes marges, tel que paru.
160 X 98 mm
ROUGET DE LISLE, Joseph. [LA MARSEILLAISE]. ALMANACH DES MUSES.
Paris, Delalain, 1793.
EDITION ORIGINALE DE LA MARSEILLAISE, BROCHEE, TELLE QUE PARUE.
Dans la nuit du 24 au 25 avril 1792, à Strasbourg, à la suite de la déclaration de guerre du Roi à l’Autriche, un officier français Rouget de Lisle compose le
« Chant de guerre pour l’armée du Rhin ». Ce chant est repris par les fédérés de Marseille participant à l’insurrection des Tuileries le 10 août 1792. Son succès est tel qu’il est déclaré chant national le 14 juillet 1795.
« Le 30 juillet 1792, les 516 hommes composant ce bataillon de Fédérés entrèrent dans Paris : guidés par Santerre, « ils débouchèrent sur la place de la Bastille, tambours battant, drapeau tricolore déployé, à une allure martiale, chantant l’hymne, encore inconnu à Paris, de l’armée du Rhin » (Ph. Sagnac).
« Les larmes, dit le Père Duchesne d’Hébert, coulaient de tous les yeux ; l’air retentissait des cris de : Vive la Nation ! Vive la liberté ! » Dès lors, l’hymne reçut le nom de Chanson des Marseillais, puis, par abréviation, de Marseillaise. Chanté le 10 août de la même année, toujours par les bataillons marseillais lorsqu’ils envahirent les Tuileries, adopté par les soldats de la République, par ces « Volontaires de 92 », il est présent sur les champs de bataille. Le 17 octobre, la convention décida d’en faire l’Hymne de la République. Décrété chant national le 26 messidor an III (14 juillet 1795), ce titre lui sera confirmé au début de la IIIe République, à la suite d’un débat à la Chambre des Députés, le 14 février 1879. Chant de la patrie envahie, la Marseillaise dit l’amour du foyer, la douceur des campagnes menacées par l’ennemi du dehors ; elle en appelle à la juste vengeance, au courage, à l’héroïsme ; elle proclame la mort plutôt que la honte.
Jaillissant spontanément des cœurs, elle fut un signe de ralliement dans la victoire comme dans la défaite ».
Chant révolutionnaire sorti des entrailles d’un peuple souverain amoureux de la liberté et de la fraternité, la Marseillaise sonne l’heure du combat contre toutes les formes de tyrannie contre tous les visages de l’oppression. A ce titre, elle fut chantée dans toute l’Europe par les troupes révolutionnaires à l’assaut de la
monarchie et de l’ancien régime, en ce sens, elle est, comme l’a dit Michelet, « un chant éternel ajouté à la voix des nations ».
« La Marseillaise, quoiqu’en disent les musiciens et les juristes, est le premier chant des temps modernes, puisqu’à ce jour, elle entraîna les hommes et les fit vaincre » (Renan).
L’Almanach des Muses est une revue poétique fondée en 1765 par Sautreau de Marsy. Son objectif était de faire mieux que ce qui paraissait alors en proposant au lectorat un choix critique de poésies récentes avec des notes critiques.
PRECIEUX ET BEL EXEMPLAIRE, L’UN DES RARES DUR PAPIER DE HOLLANDE, ADMIRABLEMENT CONSERVE DANS SON ETAT ORIGINEL, BROCHE, NON ROGNE, A TOUTES MARGES.



