L'Organt
Rare édition originale de L’Organt de Saint-Just « poème licencieux dont les exemplaires sont devenus peu communs » (Brunet).
A peine paru, l’ouvrage fut interdit et saisi par la police.
Bel exemplaire conservé dans sa reliure en maroquin de l’époque, condition rarissime
In-12 de (2) ff., 160 pp., 170 pp..
Maroquin rouge, frise et filet dorés encadrant les plats, dos lisse orné de motifs et filets dorés, coupes décorées, roulette intérieure dorée, qq. ff. tachés. Reliure de l’époque.
129 X 80 mm.
Saint-Just. Organt, poème en vingt chants.
Au Vatican, 1789.
Rare édition originale de l’Organt « ayant été détruite par l’auteur » (catalogue Pixerécourt).
Barbier, III, 742 ; Brunet, V, 52 ; Graesse, VI, 224 ; Conlon, 89 : 10797.
Ce « poème licencieux de Saint-Just dont les exemplaires sont devenus peu communs » (Brunet).
« Il est de fait que le poème d’Organt est aujourd’hui de la plus grande rareté » (Viollet Le Duc, Bibliothèque poétique, 1847, p. 98).
« Ouvrage infâme » (F. X. Feller) et satire de l’Ancien Régime, Organt, poème en vingt chants, relate l’histoire d’Antoine Organt, paladin de Charlemagne, parti à la recherche de l’archevêque Turpin ; il s’agit en fait d’une parodie de la poésie héroïque et d’une satire des préjugés et des idées de l’époque.
L’ouvrage à peine paru fut interdit et saisi par la police.
« C’est Saint-Just qui parle, c’est lui qui pense, c’est lui qui aime. Il ne met point en scène un héros de fantaisie. Saint-Just a fait suivre son poème d’une clé. Charlemagne, c’est Louis XVI, Cunégonde, sa femme c’est la reine Marie-Antoinette, Adelinde c’est la Du Barry. La clé finit par ces lignes probantes : « Analogie générale des mœurs du temps ». Bien des personnages historiques sont cloués au pilori dans cette satire. Ce qu’il faut chercher dans le poème, c’est la pensée de Saint-Just à vingt ans, ce sont ses prédilections et ses haines politiques et sociales » (E. Fleury).
Dans sa Notice manuscrite sur Saint-Just, mise en tête de la réimpression des Institutions républicaines, Nodier affirme que l’ouvrage est si rare qu’il n’a jamais pu en voir un exemplaire.
« Ouvrage fort rare, qui a toujours été défendu, même sous Bonaparte » (Bulletin du bibliophile, Techener, Iere série, n°2119).
« La Bibliothèque du Roi même ne possède pas un exemplaire de ce poème, qui rappelle souvent la « Guerre des Dieux », de Parny. La préface ne contient que ces mots : « J’ai vingt ans, j’ai mal fait : je pourrai mieux faire ! L’auteur de ce poème licencieux est le célèbre conventionnel qui partagea le sort de Robespierre, au 9 thermidor » (Catalogue G. de Pixerécourt, n°787).
Bel exemplaire de cette très rare originale de « l’archange implacable de la pureté révolutionnaire », conservé dans sa reliure en maroquin rouge de l’époque, condition rarissime.
