Droits de l'Homme

Paine, Thomas

“The clearest of all expositions of the basic principles of democracy”(PMM).
Édition originale française des Droits de l’homme de Thomas Paine qui « fut brûlé en Angleterre et valut à son auteur le titre de citoyen français » (E. Psaume).
Bel exemplaire non rogné, broché, tel que paru

2 ouvrages en 1 volume in-8 de XII et 227 pp., (2) ff., IV, 16 et 224 pp.

Brochure de l’époque, exemplaire non rogné.

212 X 137 mm.

Paine, Thomas. Droits de l’homme ; en réponse à l’attaque de M. Burke sur la révolution françoise. Par Thomas Paine, Secrétaire du Congrès pour le département des Affaires étrangères pendant la guerre de l’Amérique, et Auteur de l’Ouvrage intitulé : Le Sens Commun. Traduit de l’Anglois.

Paris, F. Buisson, 1792, Mai 1791.

Suivi de : Droits de l’homme, seconde partie, réunissant les principes et la pratique. Traduit de l’Anglois.

Paris, Buisson et Testu, 1792.

Rare édition originale française des Droits de l’homme de Thomas Paine qui « fut brûlé en Angleterre et valut à son auteur le titre de citoyen français » (E. Psaume).

PMM, 241 ; Howes, P31 et 32 ; Monglond, II, 134 ; Martin-W, 26315 ; II, p.193.

La seconde partie est presque introuvable et la première partie présente une préface de l’auteur spécialement destinée à cette édition originale. Ce texte d’exception eut une grande influence sur la Révolution française.

Lorsque la Révolution française éclata, Thomas Paine entra en relation avec Franklin envoyé en Angleterre pour y plaider auprès du gouvernement la cause des colonies américaines. Frappé de ses talents, l’illustre patriote l’engagea à passer en Amérique pour y défendre la cause de l’indépendance. Paine s’embarqua et se fixa à Philadelphie. Réponse à l’attaque de M. Burke sur la révolution française, Rights of Man (Les Droits de l’homme) comprend 2 parties. La première, dédiée à Georges Washington, est publiée à Londres le 16 mars 1791. C’est une justification des évènements en France, une critique des Institutions monarchiques et aristocratiques en général en même temps qu’une réponse directe au conservatisme de Burke. La seconde partie est dédiée à La Fayette. Paine y expose une théorie de la société en général et de son gouvernement.

La seconde partie, plus hardie encore que la première, est presque introuvable. Paine y attaquait le système monarchique avec la plus grande vigueur. Cette deuxième partie eut autant de succès que la première et fit traduire son auteur devant le banc du roi, sous l’inculpation d’excitation à la révolte.

La traduction française de l’ouvrage est un immense succès. Tous les « amis de la Révolution » souscrivent entièrement et publiquement aux idées développées par Paine. L'enthousiasme suscité par sa parution permet à Thomas Paine, de devenir citoyen français en août 1792 puis membre de la Convention Nationale.

Les révolutionnaires français regardent les Américains comme leurs prédécesseurs et l’Amérique comme un modèle à suivre. Dans un discours prononcé le 10 juillet 1791 Brissot proclame : « La révolution américaine a enfanté la révolution française : celle-ci sera le foyer sacré d’où partira l’étincelle qui embrasera les nations dont les maîtres oseront l’approcher ! » ; en 1787, il écrit : « Ce que j’avance, un Américain célèbre, et qui n’a pas peu contribué par ses écrits patriotiques, à répandre, à soutenir, à exalter parmi ses compatriotes l’enthousiasme de la liberté, M. Paine l’avait dit avant moi ».

« Thomas Paine a symbolisé, de 1776 A 1793, l’élan révolutionnaire, tant en Amérique qu'en France » (Monglond).

Exemplaire non rogné conservé dans sa brochure de l’époque

A lovely copy in contemporary condition of one of the most important editions of Paine's great polemic.

Vendu