Procès des Bourbons

Turbat

Le célèbre « Procés des Bourbons » provenant des bibliothèques Marie-Thérèse de Savoie, comtesse d’Artois, belle-sœur du roi Louis XVI et de la princesse Mathilde.
Hambourg, 1798.

2 volumes in-8 de : I/ (2) ff., (12) pp., 397 pp. et 2 figures. ; II/ (2) ff., 436 pp. et 7 figures.

Veau blond, triple filet doré encadrant les plats, armoiries frappées or au centre, dos lisses ornés, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge et vert, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches rouges. Reliure armoriée de l’époque.

202 x 127 mm.

Turbat. Procès des Bourbons contenant des détails historiques sur la journée du 10 août 1792, les évènements qui ont précédé, accompagné et suivi le jugement de Louis XVI, les procès de Marie‑Antoinette, de Louis-Philippe d’Orléans, d’Élisabeth, et de plusieurs particularités sur la maladie et la mort de Louis-Charles, fils de Louis XVI ; l’échange de Marie-Charlotte, et le départ des derniers membres de la famille pour l’Espagne.

Nouvelle édition, Revue, corrigée et augmentée d’un nombre de pièces importantes qui n’ont point encore été imprimées. Avec figures.

Hambourg, 1798.

Très rare édition originale collective. La France n’était pas prête pour l’autocritique et le livre fut publié à Hambourg, ce qui explique son absence des principales bibliographies consultées.

Les deux volumes contiennent 6 portraits gravés à la manière noire (Louis XVI, Marie-Antoinette, Louis XVII, le duc d’Orléans, Madame Royale et Madame Élisabeth) ainsi que 3 belles scènes gravées des moments les plus poignants des adieux.

« Ce n’est point un abrégé de l’histoire de la révolution que nous nous sommes proposés d’offrir au public. Un sujet aussi grand, aussi noble, veut être buriné par des mains plus habiles.

C’était bien assez pour nous, d’avoir à raconter les causes de la révolution la plus étonnante, les divers évènements qui ont amené la chute d’un trône fondé sur quatorze siècles, et la fin malheureuse du dernier roi des Français et de ses plus proches parens.

Vérité, exactitude et précision ; tels sont, nous osons le dire, les caractères qui distingueront notre ouvrage de la plupart des histoires informes qui ont paru jusqu’ici sur les divers évènements de la révolution.

Libre dans nos écrits comme dans nos pensées, nous nous sommes expliqués avec franchise sur les hommes et sur les choses notre plume n’a point tremblé devant l’obscurité de l’avenir. Nous avons dû, pour remplir la tâche que nous nous étions imposée, dévoiler les intrigues, et retracer avec énergie les fureurs et les crimes de tous les partis : nous l’avons fait ; notre véracité ne déplaira point aux hommes libres. Personne ne peut se dissimuler que la république est sortie, majestueuse, du chaos des passions, comme le monde du chaos des éléments. Que nous importe tous les honteux forfaits de quelques révolutionnaires ambitieux, puisque la révolution nous a rendit la liberté, puisque l’amour de la patrie dont elle a été, pour ainsi dire, le levier, nous a placés au-dessus des peuples les plus belliqueux, et nous montre déjà à la postérité étonnée, plus grands, plus généreux, que ces fameux Romains qui ont forcé les rois même à les admirer ?

Tous les faits qu’on lira dans notre ouvrage sont d’une authenticité qui n’admet aucun doute : des pièces littéralement extraites des registres de la municipalité de Paris et du tribunal révolutionnaire, en garantiront suffisamment l’exactitude. Au reste, nos contemporains témoins des mêmes faits seront nos premiers juges : nous leur abandonnons le soin de déterminer le degré de confiance qui doit nous être accordé ».

Très bel exemplaire aux armes de Marie-Thérèse de Savoie, comtesse d’Artois, belle-sœur de Louis XVI et femme du futur Charles X, qui avait échappé aux révolutionnaires en émigrant.

(O. Hermal, planche 2551, variante du fer 7).

D’après une note, ce précieux exemplaire a également appartenu à la Princesse Mathilde sous le Second Empire.

Vendu