Le Sage, Alain René. Histoire de Gil Blas de Santillane, 1747.

Le Sage, Alain René. Histoire de Gil Blas de Santillane, 1747.

Édition originale définitive « très recherchée » (Le Petit) du célèbre roman de Le Sage.
« Les exemplaires en ancienne reliure en maroquin sont rarissimes » (E. Rahir).
Précieux et très bel exemplaire de 1er tirage conservé dans sa reliure en maroquin rouge de l’époque aux armes de Pierre-Faron Guerrier, seigneur de Bezance.


Le Sage, Alain René. Histoire de Gil Blas de Santillane. Dernière édition revue et corrigée.
Paris, Libraires associés, 1747.

              4 volumes in-12 de : I/ (4) ff., 402 pp., (6) pp. et 8 figures ; II/ (2) ff., 342 pp., (3) pp. et 9 figures ; III/ (2) ff., 381 pp., (7) pp. et 8 figures ; IV/ (4) ff., 369 pp., (10) pp. et 7 figures.
Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, filet or sur les coupes, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l’époque.

164 x 95 mm.

Véritable édition originale « très recherchée » (Le Petit) du célèbre roman de Le Sage.
Tchemerzine, IV, 178 ; Cohen, 631 ; Brunet, III, 1006 ; Le Petit, 486-488 ; Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 508 ; Catalogue Pichon, n°3384 et 3385.

Edition définitive, la dernière publiée par Le Sage, elle servit de modèle aux éditions postérieures.
Elle est ornée de 32 jolies gravures hors-texte non signées, gravées à l’eau-forte par Dubercelle.

« Cette bonne édition, la dernière publiée par Le Sage, a fixé le texte des nombreuses éditions postérieures. Elle est très recherchée. Il importe de ne pas la confondre avec une autre publiée sous la mêle date qui n’est qu’une contrefaçon. La contrefaçon est moins bien imprimée que la bonne édition ; les figures qui s’y trouvent sont retournées. Elles ont été calquées et on les a regravées dans le sens du calque, sans prendre la peine de les dessiner en sens inverse sur les nouvelles planches de cuivre pour les avoir semblables aux premières sur les épreuves. Par exemple, pour la première gravure, le chanoine, qui était placé à gauche dans la première de ces éditions, est à droite dans la contrefaçon. De plus, le premier fleuron gravé sur bois qui se trouve en tête de la première page du roman renferme au milieu un petit monument dans la bonne édition, tandis que dans la contrefaçon ml fleuron est un simple ornement typographique.

La distinction à faire entre ces deux éditions a beaucoup d’importance ; car en outre que la contrefaçon est loin d’offrir aux bibliophiles le même intérêt « livresque » que l’originale, la différence de valeur entre elles est aussi considérable » (Le Petit).

Exemplaire comportant bien toutes les remarques de « la bonne édition originale ».

« Cette édition, devenue peu commune, présente de nombreuses corrections et des augmentations considérables de l’auteur, lesquelles ne forment guère moins d’une centaine de pages ; elle doit donc être regardée comme la première bonne édition du chef-d’œuvre de Le Sage » (Brunet).

« C’est la variété des portraits et des tableaux qui constitue l’intérêt principal de Gil Blas. Le portrait du chanoine goutteux, par exemple, celui du Docteur Sangrado, qui tue ses malades à force des saignées, ne sont pas indignes de la grande tradition moliéresque. Celui de Gil Blas lui-même, déguisé en médecin, celui de Don Carlos Alonzo de Ventoleria qui, par toutes sortes de procédés, veut réparer l’outrage des années, celui de Don Gonzale Pacheco, vieux rabougri, jouet de sa maîtresse, demeurent inoubliables. Malgré quelques pages plus faibles, ce livre est d’une fraîcheur incomparable, surtout lorsque l’écrivain se plaît à nous peindre avec un sens étonnant de la couleur, le spectacle de ses semblables, plus riches de vices que de vertus.

« Gil Blas demeure ainsi un des grands documents du réalisme français, un vaste tableau du monde, imprégné d’une morale indulgente mais jamais cynique ».

 « Les exemplaires en ancienne reliure en maroquin sont rarissimes » (E. Rahir).

 Précieux et très bel exemplaire de 1er tirage conservé dans sa reliure en maroquin rouge de l’époque aux armes de Pierre-Faron Guerrier, seigneur de Bezance.

Pierre-Faron Guerrier, seigneur de Bezance, Montrognon, Romagnat, Clémensat, Prat et Bonneval, devint avocat général à la Cour des aides de Clermont- Ferrand en 1754, conseiller au Parlement de Paris en 1763, maître des requêtes ordinaires de l’hôtel du roi en 1766, chevalier de Malte en 1775 et premier président de la Cour des aides de Clermont-Ferrand en 1783 ; il fut reçu citoyen d’Avignon en 1786. (O. Hermal, pl. 470 et 1240)

Le Petit cite un exemplaire relié par Trautz adjugé 1150 francs or (Cat. Fontaine (1879)), un exemplaire également relié par Trautz adjugé 1120 francs or (Vente Lebeuf de Montgermont, 1876) et un exemplaire en maroquin doublé par Cuzin (Bulletin Morgand, 1887) adjugé 2000 francs or.

9 500 €

 

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