Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut
Édition originale définitive de Manon Lescaut, l’un des exemplaires de luxe sur grand papier de Hollande relié en veau glacé de l’époque.
Des bibliothèques Henri Béraldi et Albert Natural.
2 volumes in-12 de : I/ (2) ff., 11 pp., (1) p., 302 pp. et (1) f. d’errata ; II/ (2) ff. et 252 pp., plus 8 fig. de Pasquier et Gravelot.
Veau marbré glacé, deux filets en encadrement sur les plats, dos lisse orné de motifs dorés, pièces de titre rouge et de tomaison olive, tranches rouges. Reliure en veau glacé de l’époque.
157 x 86 mm.
Prévost (Antoine François Prévost d’Exiles, dit l’Abbé). Histoire du chevalier des Grieux, et de Manon Lescaut.
Amsterdam, aux dépens de la Compagnie [Paris, Didot], 1753.
Édition originale définitive deManon Lescaut,la dernière publiée par l’auteur.
« Édition définitive de Manon Lescaut, très recherchée » (Tchémerzine, V, 222).
« Cette charmante édition est ornée de 8 dessins de Gravelot et de Pasquier, gravés par Lebas, et 1 vignette répétée aux deux parties ; c’est en outre le meilleur texte, en un mot, c’est bien là une édition définitive.
Il en a été tiré des exemplaires sur papier de Hollande, qui conservent un prix élevé, et qui, chose plus rare, méritent de conserver ce prix » (Brunet, Suppl. II, 294).
Exemplaire de luxe sur papier de Hollande.
La plus belle édition illustrée du chef d'œuvre de l'Abbé Prevost.
C'est l'un des livres recherchés du siècle de Louis XV.
« Édition recherchée ornée de 8 très jolies figures par Gravelot (2) et Pasquier (6), gravées par Lebas et 1 vignette qui est la même pour la première et la seconde partie » (Cohen, col. 822).
« Gustave Planche lui consacre une longue apologie (1838), précédée six ans plus tôt par des vers enthousiastes de Musset » (Namouna, chant 1er).
« Depuis le premier quart du 19ème siècle, les éditions de « Manon Lescaut » se succèdent sans interruption, toujours accompagnées de préfaces élogieuses. Il faut citer celles de Sainte-Beuve (1839). A. Dumas fils (1875). A. France (1878). G. de Maupassant (1885). J. Aynard (1925). M. Allem (1927), auxquelles on doit joindre l'étude très complète d’E. Lasserre « Manon Lescaut »,1930, dont nous citerons ces lignes qui déterminent la place du chef-d’œuvre de Prévost dans l'histoire du roman français :« pour la première fois, on trouvait en Manon Lescaut un roman aussi intéressant par ses péripéties qu'un roman d'aventures, aussi émouvant qu'une tragédie, aussi étudié dans ses caractères qu'un roman d'analyse : réaliste non seulement par la peinture exacte des mœurs contemporaines, mais par l'étude d'un problème moral qui, pendant plus d'un siècle, va dominer la littérature, celui de la lutte entre le plaisir et la passion, et des droits et du pouvoir de cette passion... »
L’œuvre de Prévost, peint un monde moderne dominé par la violence aveugle des passions : elle a immédiatement rencontré un grand succès et constitue un jalon important dans l’histoire du roman au xviiiè siècle, mais elle est surtout aujourd’hui célèbre par l’Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut.
Superbe exemplaire sur grand papier de Hollande provenant des bibliothèquesHenri Béraldi (cat II, 1934, n° 201)etAlbert Naturalrevêtu d’une remarquable reliure en veau glacé de l’époque.





