La Peste.

Camus, Albert.

« La seule façon de mettre les gens ensemble, c'est encore de leur envoyer la peste ».

Edition originale de La Peste d’Albert Camus, l’un des chefs-d’œuvre de la littérature du XXe siècle.

Magnifique et très précieux exemplaire, l’un des 15 du tirage de tête sur Japon impérial et l’un des 10 numérotés conservé dans sa splendide reliure en maroquin décoré de Semet et Plumelle.

De la bibliothèque Charles Hayoit (1901-1984 ; vente, IV, 30 novembre 2001, n°948).

In-12 de 337 pp., (1) p.

Maroquin vert-de-gris semé de petits carrés à l’oeser noirs sur les plats et le dos, dos à nerfs, doublure de maroquin grenat et gardes de soie rouge, tranches dorées sur témoins, couverture et dos conservés. Sous chemise et étui. Reliure signée de Semet et Plumelle.

183 x 117 mm.

Camus, Albert. La Peste.

Paris, NRF Gallimard, 1947.

Edition originale de l’un des chefs-d’œuvre de la littérature du XXe siècle.

Précieux exemplaire du tirage de tête, l’un des 15 sur Japon impérial et l’un des 10 numérotés.

"The longest and most ambitious of his fictions, Albert Camus's novel The Plague is widely regarded as his masterpiece. It is certainly an artistic tour de force: a vividly realistic account of a harrowing imaginary event" (Murray Sachs). "

Entrepris des 1938, le roman connut une gestation difficile, s'etendant tout au long de la guerre et laissant l'auteur inquiet a quelques mois de sa publication : "J'ai eu toutes les peines du monde a finir mon livre sur la Peste. Il est termine maintenant mais je suis plein de doutes a son (et a mon) egard." (lettre a Jean Grenier, 21 decembre 1946). Inspire par la lecture de Moby Dick, Camus entend rediger son propre roman sur le mal, chaque personnage illustrant une conduite differente face a l'absurde : "Je veux exprimer au moyen de la peste l'etouffement dont nous avons souffert et l'atmosphere de menace et d'exil dans laquelle nous avons vecu. Je veux du meme coup etendre cette interpretation a la notion d'existence en general. La peste donnera l'image de ceux qui dans cette guerre ont eu la part de la reflexion, du silence - et celle de la souffrance morale." (Carnets).

« Si la visée éthique du roman est indéniable, elle n’est jamais réduite à une prédication simpliste te ne saurait l’emporter sur la puissance évocatrice de la création romanesque. La présence du monde naturel, la mise en œuvre des thèmes essentiels de la séparation et de l’exil, à travers la douleur individuelle ou collective des « prisonniers de la peste » la conception et la suggestion d’un « temps de la peste » donnent à cette chronique réaliste d’une épidémie imaginaire la valeur d’un mythe de l’homme contemporain » (Laffont-Bompiani).

Magnifique et très précieux exemplaire, l’un des 15 premiers sur Japon impérial dans une superbe reliure en maroquin décoré de Semet et Plumelle.

Provenance : Charles Hayoit (1901-1984 ; ex-libris, vente, IV, 30 novembre 2001, n 948).

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