Chroniques de France. La Comtesse de Salisbury.

Dumas, Alexandre

La Comtesse de Salisbury, « l’un des premiers romans historiques de Dumas » et l’un des premiers romans feuilletons de la littérature française.

L’exemplaire de la Duchesse de Berry en reliure de l’époque.

4 tomes en 2 volumes in-12 ; demi-veau brun marbré, dos à nerfs orné, tranches jaunes. Reliure de l’époque réalisée pour la Duchesse de Berry.

150 x 97 mm.

Dumas, Alexandre. Chroniques de France. La Comtesse de Salisbury.

Bruxelles et Leipzig, 1839-1849.

4 tomes en 2 volumes in-12 ; demi-veau brun marbré, dos à nerfs orné, tranches jaunes. Reliure de l’époque réalisée pour la Duchesse de Berry.

150 x 97 mm.

Première édition bruxelloise d’une insigne rareté de l’un des premiers romans historiques d’Alexandre Dumas.

Les deux derniers tomes ayant été imprimés près de 10 ans après les deux premiers, il est rare de trouver un exemplaire complet aux volumes en reliure de l’époque (1839 et 1849).

Un jour de septembre 1338, dans le château d'Édouard III, roi d'Angleterre, le comte Robert d'Artois, pour se venger de son bannissement par le roi de France Philippe de Valois, met au défi le roi d'Angleterre de revendiquer le trône de France auquel il aurait droit de par sa mère. C'est le début de la guerre de Cent ans.

Dans un premier temps, le roi Édouard démarche les grands d'Europe pour obtenir leur appui, avant de lancer l'offensive. Mais les troubles à ses frontières avec l'Écosse le poussent à regagner son pays sans pour autant interrompre les hostilités.

Il passe alors par le château de Wark où réside la belle Alix, comtesse de Salisbury dont le mari, un des nobles les plus dévoués à Édouard III, vient d'être fait prisonnier par les Français. Seulement comme le roi est très amoureux de la comtesse, il ne se presse pas pour entamer les négociations pour la libération du comte.

Ce n'est qu'après la première trêve avec la France, entérinée par le traité de Tournai, qu'Edouard, ayant avoué son amour à Alix et comprenant qu'il est sans espoir, se décide à entreprendre des pourparlers pour l'échange du comte de Salisbury contre un autre otage. Cependant le comte a peu de temps pour profiter de son épouse, Édouard l'envoyant en mission dès son retour, en vue de rallier à sa cause le comte de Normandie afin d'avoir un accès direct sur la France.

Sa tâche accomplie, le comte de Salisbury retrouve sa femme en deuil de son honneur, lâchement volé par le roi Édouard... La souffrance et le désir de vengeance envahissent alors le cœur du comte qui prévient le roi de France de la trahison des normands avant de disparaître. La comtesse, quant à elle, s'empoisonne sous les yeux d'Édouard, expiant ainsi une faute qu'elle n'a pas commise...

Édouard se lance à corps perdu dans la lutte contre les Français, remportant la victoire à la bataille de Crécy puis le siège de la ville de Calais... Les années suivantes sont une alternance de combats et de trêves, que n'interrompt pas la mort de Philippe de Valois. Le roi Édouard meurt en juin 1376 après avoir reçu le pardon du comte de Salisbury, sorti de son isolement pour l'occasion.

La Comtesse de Salisbury est l’un des premiers romans historiques de Dumas et également l’un des premiers romans-feuilletons de la littérature, paru dans "La presse" de juillet à septembre 1836.

Précieux et fort bel exemplaire, sans rousseur, de la Duchesse de Berry, héroïne de plusieurs romans de Dumas, provenant de sa bibliothèque personnelle au Château de Brunsee.

La duchesse de Berry, veuve à 22 ans, vécut à Venise et mourut le 17 avril 1870 au château de Brunsee en Styrie. Cette princesse, aux goûts artistiques très développés, s’était constituée un cabinet choisi de lecture des principaux romans contemporains qu’elle affectionnait particulièrement dans sa retraite autrichienne de Brunsee : Balzac, Dumas, Sue, etc.

La Duchesse de Berry apparaît plusieurs fois dans l’œuvre d’Alexandre Dumas notamment dans « Les Louves de Machecoul », « La Vendée et Madame » et « Dieu Dispose ».

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