Ballet en langage foresien

Allard, Marcellin
[Sans lieu ni date, ou 1605].
Prix : 15 500 €

« Ce ballet à le mérite d’être un des très rares monuments du dialecte forésien et d’offrir une certaine originalité » (G. Aubry).

« Le mépris qu’avaient pour ce type d’édition originale les bibliophiles (mépris changé maintenant – en 1855 – en une convoitise ardente). »

Unique édition originale de 1605 qui s’est trouvée « deux ou trois fois réunie à la gazette françoise de Marcellin Allard, mais elle est plus rare que la gazette qui n’est pas commune » (catalogue Nodier n° 626).

« De tous ces anciens opuscules en patois, si précieux pour l’étude de la linguistique, c’est peut-être le plus digne d’attention » (cat. Soleinne, n° 3979).

Magnifique exemplaire très grand de marges relié en maroquin vert de Trautz-Bauzonnet provenant de la bibliothèque de La Roche Lacarelle avec ex-libris.

Petit in-8 de 24 pp.
Maroquin vert, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs finement orné ; filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure signée de Trautz-Bauzonnet.

165 x 101 mm.

Allard, Marcellin. Ballet en langage foresien, de trois bergers, & trois bergères, se gaussant des amoureux qui nomment leurs maîtresses, leur doux souvenir, leur belle pensée, leur Lis, leur Rose, leur œillet, etc., par Marcellin Allard. 
(Sans lieu ni date, ou 1605).

Édition originale rarissime et très recherchée en ce dialecte provincial imprimée en 1605.

« L’étude des dialectes provinciaux longtemps dédaignés, attire maintenant, avec raison, l’attention de meilleurs esprits ; on reconnait que pour arriver à une connaissance exacte des étymologies et des révolutions de la langue française, il faut s’adresser aux patois.

Une difficulté grave arrête dès le début les personnes qui voudraient interroger ces productions de la littérature rustique ; les livrets de ce genre mis au jour au seizième et au dix-septième siècle, sont d’une excessive rareté. Leur exiguïté, la classe de lecteurs auxquels ils s’adressaient, le mépris qu’avaient pour eux les bibliophiles (mépris changé maintenant en une convoitise ardente), que de cause de destruction auxquelles ces opuscules n’ont pu se soustraire !

Il en est qu'on chercherait en vain dans les bibliothèques publiques les plus riches. Les catalogues des bibliophiles en indiquent à de longs intervalles qu'on ne peut se procurer qu'à des prix fort élevés.

Nous croyons donc faire chose utile en rendant à la publicité quelques-uns de ces débris d'idiomes qui disparaissent chaque jour ; nous commençons par un Ballet qui a le mérite d'être un des très rares monuments du dialecte forésien, et d’offrir une certaine origi­nalité.

Son auteur a voulu se moquer des pastorales langoureuses qui étalaient alors sur la scène française des fadeurs empruntées à l’Italie, le patois a un peu les privilèges du latin, et les paysans auxquels il sert d’organe ne se piquent pas d'une scrupuleuse réserve dans le choix des mots.

Le Ballet forésien, que nous n'avions pas vu depuis la vente Nodier en 1844, où il fut payé 50 fr., vient d'être acquis par M. A. Aubry, notre éditeur, à la vente Ch. G. (Giraud). Grâce à cet achat, nous avons pu conserver la pureté du texte original et reproduire le portrait de l’auteur, gravé à l'époque de la première édition et peut-être unique aujour­d'hui. Ce petit ouvrage est sorti de la plume d'un écrivain fort peu connu, Marcellin Allard, et il a paru en 1605. Du moins telle est la date que porte la Gazette française, autre production du même auteur, livre singulier » (Aubry, 1855).

« De tous ces anciens opuscules en patois, si précieux pour l’étude de la linguistique, c’est peut‑être le plus digne d’attention » (Cat. Soleinne, n° 3979).

Superbe exemplaire très grand de marges relié en maroquin vert de Trautz-Bauzonnet provenant de la bibliothèque de La Roche Lacarelle avec ex-libris.