Togbuch fun a meydel, 12 yuni 1942 - 1 oygust 1944.

Frank, Anne

Très rare édition originale yiddish du Journal d’Anne Frank, l’une des œuvres-clés du XXe siècle. 
Exemplaire conservé dans son cartonnage d’éditeur.

In-8 de 323 pp.

Cartonnage gris, portrait photographique. Cartonnage de l’éditeur.

198 x 129 mm.

Frank, Anne. Togbuch fun a Meydel, 12 Yuni 1942 - 1 Oygust 1944.

Tel-Aviv, Menorah Ferlag, 1958.

Très rare édition originale yiddish du Journal d’Anne Frank, l’une des œuvres-clés du XXesiècle.

First Yiddish edition of the Diary of Anne Frank.

This book was one of three Yiddish translations printed in 1958. The other ones were printed in Buenos Aires and Bucharest. It is widely seen as the most influential piece of literature regarding the Holocaust and has been translated into numerous languages.

« Le journal d'Anne Frank est un témoignage essentiel du sort des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale qui mena à la Shoah. Entre descriptions du quotidien et questionnements typiques des jeunes filles de son âge, lire ces pages adressées à Kitty nous plonge dans les heures sombres de l'histoire contemporaine »

(Éric-Emmanuel Schmit).

Le journal d’Anne Frank décrit les deux années que la jeune fille juive allemande vécut cachée des nazis avec sa famille, exilée dans un appartement d’Amsterdam. Elle perdra finalement la vie avec sa sœur Margot à Bergen-Belsen en 1945.

Le journal d’Anne est récupéré par Miep Gies dans l’Annexe dans les heures suivant l’arrestation des huit clandestins et de deux de leurs bienfaiteurs. Quand Otto Frank, peu après son retour à Amsterdam, en juin 1945, apprend la mort d’Anne, Miep Gies lui remet le journal d’Anne, qu’elle avait soigneusement conservé. Après avoir hésité, Otto Frank accepte de le faire publier puisque telle était la volonté de sa fille.

Le texte du Journal, adapté par Otto Frank, le père d’Anne, finit par tomber entre les mains de Jan Romein et de sa femme Annie Romein-Verschoor, tous deux historiens. Annie Romein fait plusieurs tentatives pour trouver un éditeur, mais en vain. Jan Romein écrit un article qui paraît le 3 avril 1946 en première page du quotidien Het Parool. Il y explique que : « Ce Journal, tenu par une enfant et qui, à première vue, pourrait sembler anodin, incarne pour moi toute l’horreur du fascisme, plus encore que tous les dossiers de Nuremberg rassemblés ».

Otto Frank déclarera plus tard : « Comme Anne aurait été fière, si elle avait été là ».

Ce journal, devenu l’un des symboles de l’Holocauste, est considéré comme l’un des piliers de la littérature de la Shoah et l’une des œuvres-clés du XXè siècle. Le Journal d’Anne Frank a été traduit en plus de 70 langues. 30 millions d’exemplaires ont été vendus et il a donné lieu à des pièces de théâtre ainsi qu’à des films.

« Émouvant témoignage, sous forme de réflexions au jour le jour, de la réclusion volontaire, pendant l’occupation nazie, à laquelle s’astreignit en vain, pour échapper à la gestapo, la jeune israélite hollandaise d’origine allemande Anne Frank (1929-1945), ainsi que ses parents et une famille amie, dans le pavillon d’arrière-cour d’un immeuble d’Amsterdam. Dans ce ‘Journal’, daté du 12 juin 1942 au 1er août 1944 et retrouvé après la guerre, une fillette de treize ans, précoce, espiègle, sensible – et les yeux bien ouverts sur le comportement des ‘grandes personnes’ – analyse avec une lucidité exceptionnelle sa solitude, ses angoisses, ses tragiques pressentiments et l’alternance, en elle, d’une gaieté juvénile et du désespoir, avec la préoccupation constante de ‘chercher sa vérité’. En ces lettres adressées à une amie imaginaire du nom de ‘Kitty’, Anne constate bien vite que ‘les gens cachés font des expériences bizarres’, dénombre les croissantes épreuves d’une claustration forcée où règne la peur, puis, le 9 juin 1944 (neuf mois avant de mourir au camp de Bergen-Belsen), pousse ce cri de joie: ‘Le débarquement se porte comme un charme’, et cet autre (21 juillet): ‘Il y a de plus en plus de raisons d’espérer, ça va. Oui vraiment çà va très bien’. La fraîcheur d’âme et une grande maturité d’esprit donnent beaucoup de relief à ses confidences les plus humbles. On la suit au jour le jour, incapable d’hypocrisie, dans ses malentendus – que centuple une cohabitation inhumaine – avec les siens (et en particulier avec sa mère), ou avec les huit autres personnes entassées dans l’abri. Le Journal a été adapté à la scène par Frances Goodrich et Albert Hackett » (Dictionnaire des œuvres).

Exemplaire conservé dans son cartonnage d’éditeur, tel que paru.

A precious copy, preserved in its original publisher’s boards, as issued.

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