Les Mimes, Enseignements et Proverbes

Baïf, Jean-Antoine de

« Le petit recueil publié sous le titre de « Mimes » renferme ce que Baïf a composé de meilleur » (Le Petit).
Édition originale du Second livre des Mimes de Baïf, de la plus insigne rareté en reliure de l’époque.
Selon Jean-Paul Barbier, seuls 13 exemplaires dont 5 dans le domaine public, 
subsisteraient de cette édition, et combien en reliure du temps!

Deux livres en un petit in-12 de 6 (ff.) dont le portrait,108 ff., caract. ital.

Vélin souple, titre manuscrit au dos. Reliure de l’époque.

130 X 75 mm.

Baïf, Jean-Antoined de. Les mimes, Enseignements et proverbes de Ian Antoine de Baïf. A Monseigneur de Ioieuse Duc & Pair de France.

Paris, Mamert Patisson Imprimeur du Roi, Rob. Estienne, 1581.

Edition originale du deuxième livre desMimes de Baïf, très rare en reliure de l’époque.

Tchemerzine, I, 294 ; Brunet, I, 613 ; Barbier, Bibliothèque poétique, III, n° 63 ; De Backer, I, p.224, 430 ; Bulletin Morgand et Fatout, n°44852.

Exemplaire bien complet du portrait de l’auteur gravé sur bois qui « manque quelque fois » (Tchemerzine).

Selon Jean-Paul Barbier ne subsisteraient que 13 exemplaires de cette originale dont 5 dans le domaine public et fort peu en reliure de l’époque.

Le volume contient 23 pièces dont les 15 du second livre inédites.

La rarissime édition originale, parue en 1576, ne contenait que le premier Livre.

« Cet ouvrage, inspiré par la misère, est considéré comme le meilleur de Baïf. Il contient des conseils, des maximes et des pensées, le tout dans une forme heureuse, facile, originale ; et quant au fond, presque toujours excellent, il est souvent du premier ordre tant par sa vigueur que par la nouveauté des idées » (Tchémerzine).

« Le petit recueil publié sous le titre de Mimes renferme ce que Baïf a composé de meilleur. On ne trouve dans aucune de ses autres poésies autant de verve, de facilité et de concision que dans celles-ci ; ce sont des pensées ingénieuses et souvent profondes, d’une tournure originale, sans pédanterie, des réflexions satiriques, dont le trait frappe avec justesse et franchise les mœurs et les vices de l’époque sans épargner ni la cour, ni le clergé, ni le peuple. On est tout étonné de rencontrer en maints endroits de ce tout petit volume le germe de beaucoup de sentences et d’adages que des écrivains des siècles suivants ont développés en phrases plus belles et plus brillantes, mais avec moins d’originalité » (Le Petit).

« Dernière œuvre importante du poète et, pour beaucoup, création la plus originale du poète, Les Mimes sont une compilation humaniste en même temps qu’un texte polémique très original dans le contexte troublé du règne d’Henri III » (Dictionnaire des Œuvres).

« Baïf compose une somme bigarrée de la sagesse des nations, entrelaçant délibérément proverbes populaires et maximes savantes. Guidé par son amour de la patrie, aux princes comme au souverain, aux officiers de la couronne comme évêques, Baïf prodigue avertissements et conseils rappelant à tous leur devoir de « redresser l’estat qui branle ». Plus souvent, c’est l’indignation qui l’emporte et Baïf cède à l’invective ; en des pages d’une rare audace, le poète de la Pléiade retrouve la liberté et l’insolence du « coq-à-l’âne » marotique. Non content de dénoncer les excès de la Ligue, l’ancien courtisan s’en prend finalement au Roi lui-même » (Dictionnaire des Lettres françaises).

« Baïf donne sa mesure dans les Mimes, œuvre singulière où se développe tout un enseignement moral et satirique, et dont mainte page emprunte aux évènements contemporains et aux soucis d’un bon citoyen un accent émouvant et vigoureux. Il y a dans ce recueil une extrême variété de style qui va de la gravité du discours politique à la grâce légère de la fable, et celle-ci fait plus d’une fois songer à la bonhommie du récit de La Fontaine » (Histoire De la littérature française).

Jean Antoine de Baïf (1532-1589), fils de l’humaniste Lazare de Baïf, suit Dorat, son précepteur, au collège de Coqueret où le rejoignent Ronsard puis Du Bellay ; ils fonderont la Brigade, puis la Pléiade.

Erudit, savant et novateur, Baïf deviendra l’un des poètes attitrés des Valois.

Superbe exemplaire grand de marges (hauteur 130 mm contre 125 mm pour l’exemplaire Jean-Paul Barbier relié au XVIIIe siècle) conservé dans sa première reliure en vélin ivoire de l’époque, condition non répertoriée par les bibliographes.

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